La famille Cortellari (1967 - 1982)

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Voici l'état probable du château de Keroual au moment où Albert Cortellari l'acquiert :

A - les communs et la chapelle
B - le mail avec les traces des baraquements de l'organisation Todt
C - le jardin du château, labouré et cultivé

"Kéroual sauvé par un coup de folie"
" A Guilers, un architecte brestois va restaurer le château de Louise de Kéroual"

Ainsi titre la presse quotidienne quand, après 23 ans de silence, le manoir de Keroual est promis à un nouvel avenir.
Bien sûr, entre 1944 et 1967, si le château est ruiné le domaine n'en est par pour autant oublié : les communs abritent une ferme, les jeunes guilériens et leurs parents s'amusent à la kermesse annuelle installée sur le mail qui, juste après guerre reçoit des réfugiés dans les baraques montées pour les "ouvriers Todt".


vue de la chapelle : quotidien Le Télégramme du 6 septembre 1997

Albert Cortellari est l'un des artisans de la reconstruction de Brest avec Jean-Baptiste Mathon et Maurice Piquemal. Son père, d'origine italienne, est d'abord maçon à Paimpol avant de venir s'installer à Brest. "... enfant de Saint-Pierre, notre architecte alors gamin avait souvent fait le tour de la propriété sans jamais oser y entrer. Malgré l'ampleur extraordinaire des réparations, [... il] se prit d'un tel engouement pour ces vieilles pierres qu'il l'acheta au général Robert Didelot, fils du baron Didelot et de Mme Louise Isabelle de Bouvet. 8 hectares de bois et de terre l'entouraient. C'était en mars 1967. L'œuvre était immense et le demeure..." (article de Alain Cabon, paru le 12 février 1969, quotidien Ouest-France).

Les travaux commencent par un nettoyage des arbres et de la végétation qui recouvrent les murs et envahissent le manoir. Il fait aussi aménager les communs et restaure la chapelle. Albert Cortellari ne pourra achever le travail entrepris : "J'y ai laissé ma fortune !". Francis le Blé, maire de Brest, propose à l'architecte de faire racheter le domaine par la ville de Brest. Cette vente sera conclue fin 1982 par Pierre Maille, successeur de Francis le Blé.

façade
portail d'entrée

état des travaux en 1976 - archives ADEUPa



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