Les prééminences
Quel lieu privilégié
qu'une église pour étaler devant tous sa puissance et sa parenté
! Ce sont ainsi que les prééminences, une série de blasons
disposés selon les différents degrés de parenté
et d'alliances, indiquent sur les vitraux la supériorité de rang
et de droit des familles nobles. Le blason le plus haut sur le vitrail est généralement
celui de la famille fondatrice de l'église ou d'une chapelle de l'église.
Contrairement à une idée reçue, le blason n'est pas l'apanage de la noblesse. Durant le Moyen-Age l'usage des armoiries était répandu dans les corps de métier, les villes et parmi différentes catégories sociales.
En 1790, l'Assemblée Constituante abolit les armoiries mais elles sont
rétablies par Napoléon Ier en 1808.
Aujourd'hui encore, chacun peut créer son blason. "Actuellement,
selon le droit en vigueur en Francer, l'usage des armoiries relève du
domaine privé et il est donc libre et licite. Toute personne peut donc
se composer ses propres armoiries. Par contre, celles-ci sont couvertes par
la même législation qui s'applique au nom patronymique. Il est
donc interdit d'usurper un blason sous peine de poursuites". (Yves Vinot,
article du quotidien Ouest-France du 19 nov. 1992)
Deux procès verbaux des prééminences de l'église de Guilers sont établis à 36 ans d'intervalles.
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Procès verbal des prééminences, février 1726, au choeur de l'église de Guilers. Dans la maîtresse vitre, du côté de l'Evangile : écusson écartelé Côté de l'Epître : |
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Blason des Courtois
Blason du Pont-L'Abbé ou Coataudon |
![]() L'écusson en losange est celui de "demoiselle" Louise Penancoët de Keroual, duchesse de Portsmouth et d'Aubigny |
Blason de Ploeuc
Blason du Châtel |