Le mobilier de l'église

l'horloge

Charles Guéguen, maître horloger à Pleyben, se trouve à Guilers le 1er janvier 1694 et signe l'engagement de fournir et placer pour Pâques à l'église paroissiale, une horloge semblable à celle qu'il a fournie à l'église de Lambézellec avec cordages, fil d'orgeal, poids, marteaux et "autres ferrailles nécessaires pour faire jouer l'horloge à l'heure et à un seul coup pour la demie heure. L'heure frappera sur la cloche du nord et la demi-heure sur la petite cloche. Le cadran sera au midi". Le prix est de 125 livres avec garantie d'un an. "Passé l'an, la raccomodera, sa vie durant, si elle se trouve rompue ou viciée et l'entretiendra en bon état pour 4 livres par an".
Guéguen fit une restriction, ne promettant la livraison que pour la Pentecôte.
En 1763, quand on refit l'église, on changea l'horloge. Cette fois, c'est Alexandre Touboulic qui fournit l'horloge.

cadran
mécanisme horloge
détail horloge
le cadran de l'horloge
mécanisme de l'horloge
détail : contacteurs à mercure

 

les cloches

La première mention connue des cloches de l'église de Guilers date de 1667 où le secrétaire du corps politique note : "pour ferrures de la cloche - une collation au fondeur de cloche, aux maréchaux pour leurs soufflets à fondre la cloche : 11 livres - trois journées de labeur pour aider à fondre la cloche - pour le charbon à fondre la cloche ".

En 1766, trois cloches sont bénites :
- le 13 août, une cloche nommée "Pierre" a pour parrain Pierre Le Diou, marguillier, et pour marraine, Marie Pallier ;
- le 1er septembre, "Toussaint", d'un poids d'environ 707 livres, a pour parrain messire Toussaint-François-Marie de Silguy, lieutenant des vaisseaux du Roy, demeurant à Brest (il est de la famille des Silguy de Coat Ti bescond). La marraine est Anne-Françoise du Mescam, veuve de messire Jean-Guillaume Simon de Kermadec, seigneur du Tromeur ;
- le même jour est baptisée la cloche nommée "Louis", d'un poids d'environ 520 livres, avec pour parrain, messire Louis-Charles de Baudrant, enseigne de vaisseau du Roy, seigneur et patron de Saint Vigot, et pour marraine, dame Thérèse-Henriette Gaudin, épouse de messire Alexis Labbé, sénéchal de Brest.

Cliquer sur la souris pour voir l'acte de bénédiction des cloches nommées Toussaint et Louis (388 ko)

Onze ans plus tard, il est payé à Jean-François Guillaume, fondeur à Morlaix, 150 livres "pour façon d'une cloche", le métal revient à 35 sous la livre.

Ces cloches ont-elles été fondues et transformées en fûts de canons quand, en février 1793, la Convention nationale décide de procéder à la descente des cloches de tout le canton ?

Les trois cloches actuelles datent de 1904 et sortent des ateliers de Ferdinand Farnier, fondeur vosgien de Robécourt. Elles ont été baptisées par Charles Victor Mathurin Duclos, recteur de Guilers, en présence du maire Yves-Marie le Hir.
La petite cloche du haut a pour nom Laurence-Pétronille : son parrain est Jean Le Roux, fabricien ; sa marraine dame René Kerboul.
A l'étage du bas la cloche nord s'appelle Eugénie-Valentine-Marie : son parrain se nomme Edouard Louvet-Jardin, sa marraine l'Amirale baronne Didelot née Eugénie-Rose-Marie de la Hubaudière.
Celle du sud Perrine-Guillemette-Jeanne-Marie a pour parrain est Pierre Lucas, fabricien ; sa marraine est dame Henri Lemmonier née Saget de la Jonchère.

Laurence-Pétronille
une des cloches actuelles : Laurence-Pétronille (1904)

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