Un inventaire de 1662 mentionne une "main d'argent avec un osselet relique d'une main de saint Valentin". Le reliquaire est blasonné aux armes de Mr de Kerouartz, le donateur et seigneur, à Guilers, des terres et manoir de Keruzanval.
La période révolutionnaire,
riche en enquêtes et inventaires de toutes sortes, n'a pas manqué
de s'intéresser au bien des paroisses. Ainsi, à Guilers, le 3
mars 1793, le Conseil général de la commune se réunit "à
l'effets de déliberer sur la loi du 10è septembre 1792 relative
à la confection de l'inventaire des meubles, effets et ustensilles en
or et en argent employé au service du culte".
Le résultat de cet inventaire donne :
- une croix d'argent avec manche en bois pesant 10 livres ;
- une lampe d'argent, 6 livres ;
- un encensoir d'argent ;
- une navette d'argent, 2 livres.
Le Conseil général ajoute que ces objets sont nécessaires
et "nous prions les citoyens de l'administration d'agréer les dits
meubles pour le service du culte".
En 1709, la fabrique achète une
croix, un encensoir et une navette en argent à Yves Larreur, orfèvre
à Brest. Ces objets, d'un poids de 21 marcs et 1 once, coûtent
901 livres 10 sous (soit environ 16 000 Fr ou 2 400 € de l'an 2000)
En 1865, un ciboire en argent est acheté, d'une valeur de 420 francs.
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calice de 1772
(classé aux Monuments Historiques) |
patène de
1772
(classée aux Monuments Historiques) |
ciboire de 1760
(classé aux Monuments Historiques) |
En 1977, l'A.U.C.U.B.E.
édite une plaquette sur Guilers et inventorie le trésor de la
paroisse :
- calice et patène en argent doré, de 1772, réalisés
par Jacques-Pierre Langlois, de Morlaix. Ces pièces sont classées
aux Monuments Historiques le 30 octobre 1958 ;
- calice et patène, en argent doré, du XIXè siècle,
signé A. Jolivet, Paris ;
- calice et patène, conservé, à l'époque, à
l'école Sainte-Thérèse, en argent doré, du début
du XXè siècle ;
- calice et patène, en argent doré, avec l'inscription : Saint
Valentin de Guilers, 1903 ;
- ciboire en argent, réalisé par Pierre-Guillaume Rahier, de Brest,
avec l'inscription : Gviler en Leon 1760. Cette pièce est classée
aux Monuments Historiques le 30 octobre 1958 ;
- ciboire en argent doré, du XIXè siècle ;
- ciboire en bronze et cuivre, du XIXè siècle ;
- ostensoir en argent doré, datant du XIXè siècle, signé
Poussielgue, de Paris ;
- ostensoir en cuivre et argent, du XIXè siècle, signé
des Frères de Paris ;
- coquille de baptême, en argent, datant du XVIIIè siècle
;
- croix de procession en laiton doré, XXè siècle ;
- croix reliquaire, en bois et argent, XIXè siècle ;
- navette en argent, du XIXè siècle, signée Favier ;
- boîte aux saintes huiles, en argent, du XIXè siècle ;
- plat de quête en laiton, datant du XVIIIè et
-une statuette de la Vierge à l'Enfant, en bronze argenté, du
XIXè siècle.
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coquille de baptême
(XVIIIè siècle)
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navette (XIXè
siècle)
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statuette de la
Vierge à l'Enfant
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N.B. : les renseignements antérieurs à la Révolution proviennent des notes que le docteur Dujardin a prises dans les archives de la fabrique de Guilers, avant leur incendie durant la Seconde Guerre Mondiale.
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