GOUESNOU

Différentes orthographes selon les époques

au Xè siècle Lann-Woednou
au XIè siècle Locum Sancti Goeznovii
en 1019 Landa penitiicum Goeznoei
en 1282 Sanctus Goeznovei
en 1378 bastille de Saint Goueznou
en 1420 Langoeznou
en 1544 Sainct Gouesnou
en 1591 Lanosnou
en 1607 Sainct Gouesnou
depuis 1665 Gouesnou

En 1779

GOUESNOU, dans une plaine, sur la route de Brest à Lesneven ; à 9 lieues et demi au sud-ouest de Saint-Pol-de-Léon, son évêché ; à 45 lieues un sixième de Rennes ; et à 1 lieue deux tiers de Brest, sa subdélégation et son ressort.

Il s'y exerce deux hautes-justices, y compris celle des Régaires de Léon, quatre moyennes, et trois basses. On y compte 900 communiants. La cure est présentée par l'évêque.

On prétend que cette paroisse fut fondée par Saint Gouesnou, neuvième évêque de Saint-Pol-de-Léon, et qu'elle fut donnée à l'abbaye de Saint-Georges de Rennes, par la duchesse Berthe de Champagne, veuve du duc Alain, surnommé Barbe-torte, qui mourut à Nantes l'an 952. Saint Gouesnou était Breton : c'est le patron de cette paroisse. Autrefois on portait ses reliques en procession le jour de l'Ascension. L'an 1342, Charles de Blois les porta : en 1417, le duc Jean V : en 1455, le duc Pierre II fit la même cérémonie avec le connétable Arthur, son oncle. Ces reliques étaient portées en procession, sur un brancard, par deux gentilshommes revêtus de surplis.

Ker-groas est la seule maison noble que l'on connaisse dans ce territoire, qui est coupé de plusieurs ruisseaux dans les vallons. On y voit des terres labourées très-fertile, d'excellents pâturages, et beaucoup de terres incultes.

Les familles

Montre générale de l'évêché de Léon en 1503
paroisse de Sainct Gouesnou

Yvon Riolaen, Sr de Mezlean [représenté] par Jehan son fils
Jehan Courtois
Allain Denis [représenté] par Bertellé son fils
Prigent Gouzillon

Les blasons des familles

Saint-GouesnouSaint-Goueznou ou Langoueznou : Sr. de Langoueznou (Gouesnou).
Les Saint-Goueznou origianires du Breignou en Plouvien sont possessionnés sur Plouarzel (Kerdevel, Kerbrezel), Ploudalmézeau (Keruznou), Guipavas (Lanruz).
Présents aux réformations et montres de 1426 à 1534, paroisses de Plouvien, Plouarzel et Guipavas.
Ecu : de gueules à la fasce d'or, accompagnée de six besants de même

Jean, abbé de Landévennec en 1350 ; Perceval, vivant en 1443, bisaïeul de Tanguy, vivant en 1574, et celui-ci père de Bertrand marié à Françoise Denis.
La branche aînée fondue dans de Plœuc, d'où
la terre du Breignou a passé aux Kerlec'h puis aux Thépault.


GouzillonGouzillon : Sr. de Kergroaz.
Les Gouzillons possèdent des biens en Saint-Vougay (Gouzillon, Kergaranton), Ploudaniel (Kernaou, le Ménec), Plouénan (Gamer), Plougonver (Kermeno), Plouzané (Kerven, Kervert, Langongar), Trébabu (Kermorvan), Saint-Mathieu de Morlaix (Kerthomas, Belizal).
Ils sont présents aux réformations et montres de 1426 à 1534, paroisses de Saint-Vougay, Plouider, Ploudaniel et Plouguerneau.
Ecu : d'or à la fasce d'azur, accompagnée de trois pigeons de même, becqués et membrés de gueules
Devise : sans fiel

Hervé, receveur pour le duc Jean II, mentionné dans son testament en 1305 et témoin dans un accord entre Hervé de Léon et les moines du Relec en 1310 ; Guillaume et son porte targe dans une montre de 1356 ; Olivier, Sr. de Kernaou, vivant en 1421, père de Guillaume, marié à Marie le Gludyc ; Gabriel et Jean, doyens du Folgoat en 1513 et 1544 ; Yves, Sr de Kergroaz en 1544, héritier de Prigent ; Guillaume, capitaine de la paroisse en 1636 ; un brigadier des armées navales, fusillé à Quiberon en 1795.
La branche aînée fondue vers 1400 dans Kergus.
Le duc de Bretagne François II donne Kergroaz à Jehan Gouzillon en 1486. Le domaine appartient à la famille jusqu'à Guillaume vivant en 1644.

PinartPinart de Cadoualan : Sr. de Kergroaz.
Cette famille est originaire de Ploumagoar.
Ecu : fascé ondé de six pièces d'or et d'azur ; au chef de gueules, chargé d'une pomme de pin d'or.

Rolland, Sr de Kerbréhant fait une fondation à l'abbaye de Boquen en 1279 ; Rolland, vivant en 1427, épouse Valence Gicquel ; Hervé, conseiller et maître des requêtes du duc en 1418 ; Rolland, conseiller aux Grnds-Jours en 1513, puis au parlement sédentaire en 1554, démissionnaire la même année, en faveur de Jean, son frère ; un gouverneur du château du Taureau en 1590 ; un chevalier de Malte en 1635 ; deux chevaliers de l'ordre en 1649 et 1663 ; une fille à Saint-Cyr en 1697 ; un page du roi en 1715.
La branche de la Noëverte (Lanloup) fondue dans Lannion puis Guer ; la branche du Val (Saint-Mathieu-de-Morlaix) fondue dans le Marant ; la branche du Faouënnec (Botsorhel) fondue dans la maison de Plœuc.
François est seigneur de Kergroaz en 1644. Le domaine reste dans la famille jusqu'en 1733.

Saint-GermainSaint-Germain : Sr de Kergroaz.
La famille de Saint-Germain, originaire de Normandie, possède la baronnie d'Annebaud et les seigneuries de Fontenay, du Quesnay-le-Husson, de Monthaloy et de la Chapelle (Saint-Georges) et de Refunel (Marcillé-Raoul)
Elle est présente à la réformation de 1513, paroisse de Saint-Georges de Reintembault, évêché de Rennes.
Ecu : de gueules au chevron d'argent, accompagné de trois besants de même

François, vivant en 1463, épouse Marguerite Husson, dame du Quesnay.
Louis-Philippe de Saint-Germain acquiert la terre de Kergroaz en 1754.

LorgerilLorgeril : Sr de Kergroaz.
Les Lorgeril sont seigneurs dudit lieu (Plorec), du Bodou et de Repentigné (Trévérien), de la paroisse de Tressaint, de Boisjean (Ploubalay), de la Tourniole (Pleudihen), de la Vigne (Plurien), de l'Estourbillonnaye (Ercé), de la Villegoures (Tramain), de Follideuc (Saint-Igneuc), de la Motte-Beaumanoir (Pleugueneuc), du Chalonge (Trébédan).
La famille de Lorgeril est présente aux montres et réformations de 1423 à 1535, paroisses de Plorec, Trévérien et Ploubalay (évêché de Saint-Malo), Tressaint (évêché de Dol), Tramain et Jugon (évêché de Saint-Brieuc).
Ecu : de gueules au chevron d'hermines, accompagné de trois molettes d'or

Alain, croisé en 1248 ; Henry, entendu dans l'enquête pour la canonisation de Charles de Blois en 1370 ; Simon, maître d'hôtel de Louis, dauphin de Viennois, armé chevalier par le connétable de Richemont au siège de Montereau en 1437, épouse Gillette de Lanvallay, dont : 1° Jean, sr de Lorgeril, qui a continué la branche aînée ; 2° Guillaume, vivant en 1479, marié à Jeanne de Boisadam puis à Catherine de la Richelais.
Un page du roi en 1721 ; un président de la noblesse par élection aux Etats de 1756.
Le domaine de Kergroaz passe à la famille de Lorgeril, en 1788, par le mariage de Louis François Nicolas avec Louise Julienne de Saint-Germain. En 1793, Louis-Pierre émigre. Le domaine est acheté par Albert-Marie Borgnis-Desbordes.

BorgnisBorgnis-Desbordes : propriétaire de Kergroaz.
La famille Borgnis est originaire d'Italie où elle est connue depuis 1226.

Jean Borgnis-Desbordes, né en 1703, s'installe à Brest dans les années 1760 comme marchand joaillier et mercier. Son fils, Albert-Marie achète les trois quarts du domaine et terres de Kergroaz en 1793 pour 200 000 livres : sa propriété comprend les fermes de Mesgall, le manoir, la métairie et le moulin de Kergroas, le Moulin Neuf. A sa mort, le 28 thermidor an VI (15 août 1798) on assiste à l'éclatement du domaine.

JourdrenJourdren : Sr. de Mesléan.
Cette famille possède aussi le Froutven (Guipavas)
Ecu : de sable à une bande ondée d'argent, côtoyée de deux fers de lance de même.

La branche de Mesléan fondue dans Rivoalen ; la branche de Froutven fondue dans le Chossec.

RivoalenRivoalen : Sr. de Mesléan.
Les Rivoalen ont aussi un domaine à Plouénan (Lanuzouarn).
Cette famille est présente aux réformations et montres de 1445 à 1534, paroisse de Gouesnou.
Ecu : d'argent au chevron de gueules, accompagné de trois quintefeuilles de même

Ramage de Rosmadec de Molac. Guillemette, abbesse de la Joie en 1489 ; Jehan, seigneur, à la montre de 1503 ; autre Jean, chevalier de l'ordre de Saint-Michel, épouse Marguerite Barbier en 1610 ; Jacques, chevalier de l'ordre en 1622.
En 1426, Yves Rivoalen est seigneur de Mesléan et Roscarven. Le domaine restera propriété de la famille jusqu'au mariage de Gilette avec Vincent Gabriel, baron de Penmarc'h, en 1638.

Penmarc'hPenmarc'h : Sr. de Mesléan.
Baron de Penmarc'h (Saint-Frégant), Sr du Colombier (Plouguerneau), de Kerléec (Plounévez-Lochrist), Coëtlestrémeur (Plounéventer), Landiffern (Ploudaniel), Coëténez (Plouzané), le Parc (Rosnoën), Bourouguel (Plouigneau), Lanuzouarn, Pennanec'h et Lanneuret (Plouénan), Kerbabu (lannilis), Lezormel (Plestin).
Les Penmarc'h sont présents aux montres et réformations de 1426 à 1534, paroisses de Saint-Frégant, Plouguerneau et Plounéventer.
Ecu : écartelé aux 1 et 4 : de gueules à la tête de cheval d'argent, qui est Penmarc'h ; aux 2 et 3 : d'or à trois colombes d'azur, qui est du Colombier.

Alain, vivant en 1340, épouse Constance de Coëtivy, remariée à Alain, Sr de Kerlouan ; Henry, son fils, marié à Plézou Toupin, employé aux guerres de Flandre dans la compagnie du vicomte de Léon en 1383, commandait une des compagnies envoyées en Poitou contre les Penthièvre en 1420 ; Henri, petit-fils du précédent, épousa en 1431 Alix de Coëtivy, gouvernante de François, bâtard de Bretagne en 1462 ; Christophe, évêque de Dol en 1474, transféré à Saint-Brieuc en 1478, mort en 1505 ; Claude, chevalier de l'ordre, épouse en 1563 Marie de Tuomelin, dame de Bourouguel, dont René, chevalier de l'ordre, gentilhomme ordinaire du prince de Condé en 1602, marié à Jeanne de Sansay, nièce du comte de la Maignane ; Vincent, fils des précédents, chevalier de l'ordre, marié en 1639 à Anne-Gillette Rivoalen, dame de Mesléan et de Lanuzouarn ; François, capitaine au régiment le Normandie, tué à côté du chevalier d'Assa, au combat de Clostercamp en 1761, était frère puîné de Louis-François, dernier du nom, mort sans postérité en 1804.
La branche aînée fondue dans Huon de Kerézélec, puis Cresolles ; la branche de Coëtenez fondue dans le Vayer de Kerandantec, puis Guer de Pontcallec.

des CazeauxCazeaux (des) : Sr. de Mesléan en 1720, par la branche du Hallay.
Famille originaire de l'évêché de Nantes qui a produit un échevin de Nantes en 1674 et un sous-maire en 1676, anobli en 1702.
Ecu : d'azur à un jardin de neuf carreaux d'argent, bordé de sinople, soutenu par deux lions affrontés d'or et accompagnés de quatre lionceaux de même.

François-Gabriel de Penmarc'h vend, le 15 janvier 1720, la terre noble et manoir de Meslean à Joachim Cazeaux du Hallay, pour la somme de 115 000 livres.

Gilart de l'Arc'hantelGilart de l'Arc'hantel : Sr. de Mesléan et du Bois
Cette famille originaire du Maine, est possessionnée à Brest-Saint-Pierre (Larc'hantel), Milizac (Keranflec'h).
Ecu : de gueules à deux clefs d'argent en sautoir, les gardes en bas.
Devise : sans fiel

Jean-François Gilart de l'Arc'hantel devient propriétaire de Mesléan en 1771. Trois ans plus tôt il avait acheté le domaine du Bois.

CoataudonCoëtaudon ou Coataudon : Sr. de Mesléan
Ramage de Pont-l'Abbé, les Coataudon possèdent également le dit lieu en Guipavas, Kerenez (Kerlouan), Kerduff (Plouvien), Tromanoir (Plouénan)
Ils sont présents aux montres et réformations de 1426 à 1534, paroisse de Guipavas.
Ecu : d'or au lion de gueules, armé, couronné et lampassé d'azur, qui est Pont-l'Abbé, aliàs brisé d'une bordure componnée d'argent et de gueules, comme marque de juveigneurie
Devise : tout à souhait

Olivier épouse vers 1400 Catherine de Touronce ; Henry, seigneur de Coetaudon, vivant en 1544 ; un conseiller au parlement en 1781 ; un lieutenant de vaisseau à Quiberon en 1795.
Les Coataudon sont propriétaires de Mesléan de 1784 à 1789.

le PappePappe (le) : Sr. du Vieux-Bourg
Ils sont aussi seigneurs de Lezuzan (Dirinon), Coëtmesper (Irvillac), Kerminihy (Elliant) et Lescoat (Lanarvily).
Ecu : d'argent à la rose de gueules boutonnée d'or
Devise : point gêhené, point gêhenant

Nicolas le Pappe construit le manoir du Vieux-Bourg dans la seconde moitié du XVIIè siècle.
La branche de Lescoat fondue dans Damesme, puis Kermenguy et Aubert de Vincelles.

RosilyRosily : Sr. du Vieux-Bourg
Les Rosily, originaire de Châteauneuf-du-Faou, sont seigneurs de Rosily et de Kerroignant dans cette paroisse, de Méros (Plonevez-du-Faou), de Coëtanfao (Séglien) et Pratanroux (Penhars - Quimper).
Présents aux réformations et montres de 1426 à 1536, paroisses de Châteauneuf et Plonevez-du-Faou
Ecu : d'argent au chevron de sable, accompagné de trois quintefeuilles de même

Droniou, vivant en 1426, aïeul de Jean, marié en 1495 à Catherine du Dresnay ; François, chevalier de l'ordre en 1646 ; un conseiller au parlement en 1732 ; un chef d'escadre en 1764 ; un vice-amiral en 1814. Famille éteinte en 1854.
Jeanne le Pappe se marie en 1665 à Mathurin de Rosily avec comme dot le Vieux Bourg. La famille gardera cette terre jusqu'en 1753.

CourtoisCourtois : Sr. du Bourg-Neuf.
Les Courtois ont aussi des domaines à Guilers (Kerjézéquel, Kerboronné), Guipavas (Kermoal).
Ils sont présents aux montres et réformations de 1448 à 1534, paroisses de Gouesnou, Guilers et Guipavas.
Ecu : d'or à deux jumelles de sable, accompagnées de trois trèfles de même, posés en fasce entre les jumelles

Jean, Sr du Bourg Neuf, épouse Marie de Penancoët en 1448.
La branche de Kerboronné fondue en 1452 dans Penancoët.
Les seigneurs du Bourg Neuf sont connus jusqu'à Nicolas Courtois, vivant en 1674.

Euvrad des SablonsEuvrad des Sablons : Sr. du Bourg Neuf.

Philippe-Noël est le propriétaire suivant du Bourg-Neuf à la fin du XVIIè siècle.

RousseauRousseau : Sr. du Bourg Neuf
Sr de Diarnelez (le Faouët), Rosmellec et le Quiliou (Gourin), Kerguelen (Plomeur).
Famille présente aux montres et réformations de 1426 à 1562, paroisses du Saint, de Gourin, du Faouët et de Langonnet, évêché de Cornouaille.
Ecu : d'argent à trois faces de gueules

Alain, vivant en 1380, épouse Alix Adam, dont Henri,marié en 1402 à Marie de Cabournais ; Jean, chevalier de l'ordre du Roi en 1650, épouse Charlotte de Kerhoënt.
Louis-Dominique Rousseau achète le domaine du Bourg Neuf en 1766.

KeranguenKeranguen : Sr. du Bourg-Neuf
Les Keranguen sont seigneurs dudit lieu et de Kerincuff en Plouénan, de Belair (Brélès), de Trogurun (près Lesneven), de Kerlosquet (le Minihy de Léon), de Pennanec'h (Plougasnou), de Trédillac (Botsorhel), du fransic (Taulé), de Kervoazou (Plougonven), de Lanrivinec (Plougoulm).
Ils sont présents aux montres et réformations de 1427 à 1534, paroisses de Plouénan et Plougoulm.
Ecu : d'argent à trois tourteaux de gueules
Devise : laca evez

Hervé, vivant en 1443, épouse Margilie de l'Estang.
Yves Marie Bertrand, propriétaire du Bourg neuf, par acquêt, en 1783. Le domaine passe en 1791 à la famille Lacrosse par le mariage de Jean Raymond de la Crosse avec Jeanne Gabrielle de Keranguen.

 

du BoisDu Bois : Sr. du Bois.
La famille du Bois est aussi propriétaire à Plouzévédé (Coslen).
Elle est présente aux réformations et montres de 1426 à 1534, paroisses de Gouesnou et Plouzévédé.
Ecu : d'or à deux fasces ondées d'azur, surmontées d'un arbre de même

Henri du Bois, seigneur du Bois en 1426. Famille fondue vers 1580 dans Le Ny.

DenisDenis : Sr. du Bois.
Présents aux réformations et montres de 1445 à 1503, paroisse de Gouesnou.
Ecu : d'or à trois fasces ondées d'azur, au pin de même sur le tout

Alain, vivant en 1503, épouse Marie du Coing. Au début du XVè siècle, Olivier Denis, à qui on donne parfois les mêmes armes que celles de la famille précédente, est propriétaire du Bois. La famille garde le domaine jusqu'à Guillaume Denis, vivant en 1678.
Fondu dans Sansay en 1689.

SnasaySansay : Sr. du Bois.
La famille Sansay (ou Sanzay) est un ramage des comtes du Poitou.
Réformation de 1670 : 17 générations.
Ecu : d'or à trois bande d'azur, à la bordure de gueules qui est Poitou, à l'écusson en abyme, échiqueté d'or et de gueules
Devise : Sansay sans ayde

Cette ancienne maison, alliée à celles de Machecoul, Beaumont, Montmorency, Harpedanne, etc., possédait le titre héréditaire de vicomte de Poitou.
Elle a produit : Jean, tué à la bataille de Bouvines en 1214 ; Guillaume, croisé en 1248 ; René, gentilhomme de la chambre et chevalier de l'ordre du Roi en 1532, marié à Renée du Plantis, dont entre autres enfants : 1° René, chambellan d'Henri II et gouverneur de Nantes, père de René, marié à Renée Rannou, dame de Keribert, auteur de la branche établie en Bretagne et éteinte en 1770 ; 2° Claude, chevalier de l'ordre, marié en 1571 à Marguerite de la Motte-Fouqué ; 3° Anne, comte de la Magnanne, chevalier de l'ordre, célèbre capitaine ligueur, abbé séculier de Lantenac, marié en 1588 à Marie de Tromelin, dame de Bourouguel, veuve du baron de Penmarc'h.
Famille éteinte en 1776.
Samuel Guillaume de Sansay, sr du Bois en 1689. Augustin-Jean vend le domaine aux Gilart de l'Arc'hantel en 1768.

Bigot de la Robillardière : propriétaire du Bois.
Les Bigot, originaires du Berry, sont seigneurs des Fontaines, des Marais, de la Motte, de la Touanne et de Chézelles en Berry, de la Villefréhour et de Lourmel (Plélo), des Salles, de Neufbourg,de Kergariou, vicomtes de Morogues.
Ecu : de sable à trois têtes de léopard d'or
Devise : tout de par Dieu

Michel, anobli pour ses mérites par le roi Charles V en 1369 ; Pierre, marié en 1470 à Marie de la Forest, échevin de Bourges en 1486. Nicolas, secrétaire du Roi en 1588, marié en Bretagne, à Hélène Guiomar.
En 1786, Nicolas Desperles, issu d'une famille d'armateurs de Saint-Malo, achète le domaine du Bois. Au début du XIXè siècle, la propriété du Bois passe aux Bigot de la Robillardière par le mariage de Julien-Gabriel avec Marie-Colette Desperles.

Gilart de Keranflec'hGilart de Keranflec'h : propriétaire du Bois
Cette famille originaire du Maine, est possessionnée à Brest-Saint-Pierre (Larc'hantel), Milizac (Keranflec'h).
Ecu : de gueules à deux clefs d'argent en sautoir, les gardes en bas.
Devise : sans fiel

Henri Gilart de Keranflec'h, propriétaire du Bois en 1880, deux cents ans après Jean-François Gilart de l'Arc'hantel, représentant la branche aînée.

le BeschuBeschu (le) : la branche de Champsavin est propriétaire du Bois.
Famille originaire de l'évêché de Rennes.
Ecu : d'azur à un héron d'or, accompagné de trois taux d'argent aliàs écartelé : gironné d'or et d'azur de huit pièces, chaque giron d'or chargé d'une étoile d'argent

Anne-Marie-Constance de Keranflec'h apporte le Bois aux Beschu de Champsavin par son mariage avec Guy-Marie en 1903.

Blason de GOUESNOU

de gueules à la fasce d'or, chargé en chef et à la pointe de six besants d'or posés 3 et 3 en fasce ; timbré de la mitre et de la tête de crosse d'or de saint Gouesnou.
supports : à dextre le cheval d'argent, à senestre le lion morné de sable du Léon. A la pointe, la banderolle de gueules portant la devise en breton en lettres d'argent : "Unan e skoulm ar garantez" (Unis dans le nœud de l'amitié) ayant à chaque extrémité l'hermine de Bretagne.

L'écu provient de la famille de Saint-Gouesnou ou Goeznou (réf : Nobiliaire de Pol Potier de Courcy). La mitre et la tête de crosse indiquent que saint Gouesnou fut évêque du Léon en l'an 650 sous le règne de Salomon II, roi de Bretagne Armorique. Le cheval d'argent situe les grands marchés de chevaux du Gouesnou d'autrefois et le lion du Léon place la commune dans le comté devenu le Léon.

informations : municipalité de Gouesnou

bibliographie
OGÉE, Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne, Nantes, 1779
Chevalier de FREMINVILLE, Antiquités du Finistère, Brest, 1835
Pol POTIER de COURCY, Nobiliaire de Bretagne, Saint-Pol-de-Léon, 1846
Pol POTIER de COURCY, Nobiliaire et Armorial de Bretagne, 7è édition, Mayenne, 1993
Louis LE GUENNEC, Le Finistère Monumental, Tome II, Brest et sa région, Quimper, éd. de 1981
Michel de MAUNY, Le pays de Léon, Bro Leon, Quintin, 1977

compléments d'information
LA MAISON DU PATRIMOINE - GOUESNOU
Hubert BORGNIS-DESBORDES, Généalogie des Borgnis-Desbordes

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