GOUESNOU
![]() |
Différentes orthographes selon les époques au Xè siècle Lann-Woednou |
En 1779
GOUESNOU, dans une plaine, sur la route de Brest à Lesneven ; à 9 lieues et demi au sud-ouest de Saint-Pol-de-Léon, son évêché ; à 45 lieues un sixième de Rennes ; et à 1 lieue deux tiers de Brest, sa subdélégation et son ressort.
Il s'y exerce deux hautes-justices, y compris celle des Régaires de Léon, quatre moyennes, et trois basses. On y compte 900 communiants. La cure est présentée par l'évêque.
On prétend que cette paroisse fut fondée par Saint Gouesnou, neuvième évêque de Saint-Pol-de-Léon, et qu'elle fut donnée à l'abbaye de Saint-Georges de Rennes, par la duchesse Berthe de Champagne, veuve du duc Alain, surnommé Barbe-torte, qui mourut à Nantes l'an 952. Saint Gouesnou était Breton : c'est le patron de cette paroisse. Autrefois on portait ses reliques en procession le jour de l'Ascension. L'an 1342, Charles de Blois les porta : en 1417, le duc Jean V : en 1455, le duc Pierre II fit la même cérémonie avec le connétable Arthur, son oncle. Ces reliques étaient portées en procession, sur un brancard, par deux gentilshommes revêtus de surplis.
Ker-groas est la seule maison noble que l'on connaisse dans ce territoire, qui est coupé de plusieurs ruisseaux dans les vallons. On y voit des terres labourées très-fertile, d'excellents pâturages, et beaucoup de terres incultes.
Les familles
Montre générale
de l'évêché de Léon en 1503
paroisse de Sainct Gouesnou
Yvon Riolaen,
Sr de Mezlean [représenté] par Jehan son fils
Jehan Courtois
Allain Denis [représenté] par Bertellé
son fils
Prigent Gouzillon
Les blasons des familles
Saint-Goueznou
ou Langoueznou : Sr. de Langoueznou (Gouesnou).
Les Saint-Goueznou origianires du Breignou en Plouvien sont possessionnés
sur Plouarzel (Kerdevel, Kerbrezel), Ploudalmézeau (Keruznou), Guipavas
(Lanruz).
Présents aux réformations et montres de 1426 à 1534, paroisses
de Plouvien, Plouarzel et Guipavas.
Ecu : de gueules à la fasce d'or, accompagnée
de six besants de même
Jean, abbé de Landévennec
en 1350 ; Perceval, vivant en 1443, bisaïeul de Tanguy, vivant en 1574,
et celui-ci père de Bertrand marié à Françoise Denis.
La branche aînée fondue dans de Pluc, d'où la
terre du Breignou a passé aux Kerlec'h puis aux Thépault.
Gouzillon
: Sr. de Kergroaz.
Les Gouzillons possèdent des biens en Saint-Vougay (Gouzillon, Kergaranton),
Ploudaniel (Kernaou, le Ménec), Plouénan (Gamer), Plougonver (Kermeno),
Plouzané (Kerven, Kervert, Langongar), Trébabu (Kermorvan), Saint-Mathieu
de Morlaix (Kerthomas, Belizal).
Ils sont présents aux réformations et montres de 1426 à
1534, paroisses de Saint-Vougay, Plouider, Ploudaniel et Plouguerneau.
Ecu : d'or à la fasce d'azur, accompagnée
de trois pigeons de même, becqués et membrés de gueules
Devise : sans fiel
Hervé,
receveur pour le duc Jean II, mentionné dans son testament en 1305 et
témoin dans un accord entre Hervé de Léon et les moines
du Relec en 1310 ; Guillaume et son porte targe dans une montre de 1356 ; Olivier,
Sr. de Kernaou, vivant en 1421, père de Guillaume, marié à
Marie le Gludyc ; Gabriel et Jean, doyens du Folgoat en 1513 et 1544 ; Yves,
Sr de Kergroaz en 1544, héritier de Prigent ; Guillaume, capitaine de
la paroisse en 1636 ; un brigadier des armées navales, fusillé
à Quiberon en 1795.
La branche aînée fondue vers 1400 dans Kergus.
Le duc de Bretagne François II donne Kergroaz à Jehan Gouzillon
en 1486. Le domaine appartient à la famille jusqu'à Guillaume
vivant en 1644.
Pinart
de Cadoualan : Sr. de Kergroaz.
Cette famille est originaire de Ploumagoar.
Ecu : fascé ondé de six pièces d'or
et d'azur ; au chef de gueules, chargé d'une pomme de pin d'or.
Rolland,
Sr de Kerbréhant fait une fondation à l'abbaye de Boquen en 1279
; Rolland, vivant en 1427, épouse Valence Gicquel ; Hervé, conseiller
et maître des requêtes du duc en 1418 ; Rolland, conseiller aux
Grnds-Jours en 1513, puis au parlement sédentaire en 1554, démissionnaire
la même année, en faveur de Jean, son frère ; un gouverneur
du château du Taureau en 1590 ; un chevalier de Malte en 1635 ; deux chevaliers
de l'ordre en 1649 et 1663 ; une fille à Saint-Cyr en 1697 ; un page
du roi en 1715.
La branche de la Noëverte (Lanloup) fondue dans Lannion puis Guer ; la
branche du Val (Saint-Mathieu-de-Morlaix) fondue dans le Marant ; la branche
du Faouënnec (Botsorhel) fondue dans la maison de Pluc.
François est seigneur de Kergroaz en 1644. Le domaine reste dans la famille
jusqu'en 1733.
Saint-Germain
: Sr de Kergroaz.
La famille de Saint-Germain, originaire de Normandie, possède la baronnie
d'Annebaud et les seigneuries de Fontenay, du Quesnay-le-Husson, de Monthaloy
et de la Chapelle (Saint-Georges) et de Refunel (Marcillé-Raoul)
Elle est présente à la réformation de 1513, paroisse de
Saint-Georges de Reintembault, évêché de Rennes.
Ecu : de
gueules au chevron d'argent, accompagné de trois besants de même
François, vivant
en 1463, épouse Marguerite Husson, dame du Quesnay.
Louis-Philippe de Saint-Germain acquiert la terre de Kergroaz en 1754.
Lorgeril
: Sr de Kergroaz.
Les Lorgeril sont seigneurs dudit lieu (Plorec), du Bodou et de Repentigné
(Trévérien), de la paroisse de Tressaint, de Boisjean (Ploubalay),
de la Tourniole (Pleudihen), de la Vigne (Plurien), de l'Estourbillonnaye (Ercé),
de la Villegoures (Tramain), de Follideuc (Saint-Igneuc), de la Motte-Beaumanoir
(Pleugueneuc), du Chalonge (Trébédan).
La famille de Lorgeril est présente aux montres et réformations
de 1423 à 1535, paroisses de Plorec, Trévérien et Ploubalay
(évêché de Saint-Malo), Tressaint (évêché
de Dol), Tramain et Jugon (évêché de Saint-Brieuc).
Ecu
: de gueules au chevron d'hermines, accompagné
de trois molettes d'or
Alain, croisé en
1248 ; Henry, entendu dans l'enquête pour la canonisation de Charles de
Blois en 1370 ; Simon, maître d'hôtel de Louis, dauphin de Viennois,
armé chevalier par le connétable de Richemont au siège
de Montereau en 1437, épouse Gillette de Lanvallay, dont : 1° Jean,
sr de Lorgeril, qui a continué la branche aînée ; 2°
Guillaume, vivant en 1479, marié à Jeanne de Boisadam puis à
Catherine de la Richelais.
Un page du roi en 1721 ; un président de la noblesse par élection
aux Etats de 1756.
Le domaine de Kergroaz passe à la famille de Lorgeril, en 1788, par le
mariage de Louis François Nicolas avec Louise Julienne de Saint-Germain.
En 1793, Louis-Pierre émigre. Le domaine est acheté par Albert-Marie
Borgnis-Desbordes.
Borgnis-Desbordes
: propriétaire de Kergroaz.
La famille Borgnis est originaire d'Italie où elle est connue depuis
1226.
Jean Borgnis-Desbordes, né en 1703, s'installe à Brest dans les années 1760 comme marchand joaillier et mercier. Son fils, Albert-Marie achète les trois quarts du domaine et terres de Kergroaz en 1793 pour 200 000 livres : sa propriété comprend les fermes de Mesgall, le manoir, la métairie et le moulin de Kergroas, le Moulin Neuf. A sa mort, le 28 thermidor an VI (15 août 1798) on assiste à l'éclatement du domaine.
Jourdren
: Sr. de Mesléan.
Cette famille possède aussi le Froutven (Guipavas)
Ecu : de sable à une bande ondée d'argent,
côtoyée de deux fers de lance de même.
La branche de Mesléan fondue dans Rivoalen ; la branche de Froutven fondue dans le Chossec.
Rivoalen
: Sr. de Mesléan.
Les Rivoalen ont aussi un domaine à Plouénan (Lanuzouarn).
Cette famille est présente aux réformations et montres de 1445
à 1534, paroisse de Gouesnou.
Ecu : d'argent au chevron de gueules, accompagné
de trois quintefeuilles de même
Ramage de Rosmadec
de Molac. Guillemette, abbesse de la Joie en 1489 ; Jehan, seigneur, à
la montre de 1503 ; autre Jean, chevalier de l'ordre de Saint-Michel, épouse
Marguerite Barbier en 1610 ; Jacques, chevalier de l'ordre en 1622.
En 1426, Yves Rivoalen est seigneur de Mesléan et Roscarven. Le domaine
restera propriété de la famille jusqu'au mariage de Gilette avec
Vincent Gabriel, baron de Penmarc'h, en 1638.
Penmarc'h
: Sr. de Mesléan.
Baron de Penmarc'h (Saint-Frégant), Sr du Colombier (Plouguerneau), de
Kerléec (Plounévez-Lochrist), Coëtlestrémeur (Plounéventer),
Landiffern (Ploudaniel), Coëténez (Plouzané), le Parc (Rosnoën),
Bourouguel (Plouigneau), Lanuzouarn, Pennanec'h et Lanneuret (Plouénan),
Kerbabu (lannilis), Lezormel (Plestin).
Les Penmarc'h sont présents aux montres et réformations de 1426
à 1534, paroisses de Saint-Frégant, Plouguerneau et Plounéventer.
Ecu : écartelé aux 1 et 4 : de gueules à
la tête de cheval d'argent, qui est Penmarc'h ; aux 2 et 3 : d'or à
trois colombes d'azur, qui est du Colombier.
Alain, vivant
en 1340, épouse Constance de Coëtivy, remariée à Alain,
Sr de Kerlouan ; Henry, son fils, marié à Plézou Toupin,
employé aux guerres de Flandre dans la compagnie du vicomte de Léon
en 1383, commandait une des compagnies envoyées en Poitou contre les
Penthièvre en 1420 ; Henri, petit-fils du précédent, épousa
en 1431 Alix de Coëtivy, gouvernante de François, bâtard de
Bretagne en 1462 ; Christophe, évêque de Dol en 1474, transféré
à Saint-Brieuc en 1478, mort en 1505 ; Claude, chevalier de l'ordre,
épouse en 1563 Marie de Tuomelin, dame de Bourouguel, dont René,
chevalier de l'ordre, gentilhomme ordinaire du prince de Condé en 1602,
marié à Jeanne de Sansay, nièce du comte de la Maignane
; Vincent, fils des précédents, chevalier de l'ordre, marié
en 1639 à Anne-Gillette Rivoalen, dame de Mesléan et de Lanuzouarn
; François, capitaine au régiment le Normandie, tué à
côté du chevalier d'Assa, au combat de Clostercamp en 1761, était
frère puîné de Louis-François, dernier du nom, mort
sans postérité en 1804.
La branche aînée fondue dans Huon de Kerézélec, puis
Cresolles ; la branche de Coëtenez fondue dans le Vayer de Kerandantec,
puis Guer de Pontcallec.
Cazeaux
(des) : Sr. de Mesléan en 1720, par la branche du Hallay.
Famille originaire de l'évêché de Nantes qui a produit un
échevin de Nantes en 1674 et un sous-maire en 1676, anobli en 1702.
Ecu : d'azur à un jardin de neuf carreaux d'argent,
bordé de sinople, soutenu par deux lions affrontés d'or et accompagnés
de quatre lionceaux de même.
François-Gabriel
de Penmarc'h vend, le 15 janvier 1720, la terre noble et manoir de Meslean à
Joachim Cazeaux du Hallay, pour la somme de 115 000 livres.
Gilart
de l'Arc'hantel : Sr. de Mesléan et du Bois
Cette famille originaire du Maine, est possessionnée à Brest-Saint-Pierre
(Larc'hantel), Milizac (Keranflec'h).
Ecu : de gueules à deux clefs d'argent en sautoir,
les gardes en bas.
Devise : sans fiel
Jean-François Gilart de l'Arc'hantel devient propriétaire de Mesléan en 1771. Trois ans plus tôt il avait acheté le domaine du Bois.
Coëtaudon
ou Coataudon : Sr. de Mesléan
Ramage de Pont-l'Abbé, les Coataudon possèdent également
le dit lieu en Guipavas, Kerenez (Kerlouan), Kerduff (Plouvien), Tromanoir (Plouénan)
Ils sont présents aux montres et réformations de 1426 à
1534, paroisse de Guipavas.
Ecu : d'or au lion de gueules, armé, couronné et lampassé
d'azur, qui est Pont-l'Abbé, aliàs brisé d'une
bordure componnée d'argent et de gueules, comme marque de juveigneurie
Devise : tout à souhait
Olivier épouse vers 1400
Catherine de Touronce ; Henry, seigneur de Coetaudon, vivant en 1544 ; un conseiller
au parlement en 1781 ; un lieutenant de vaisseau à Quiberon en 1795.
Les Coataudon sont
propriétaires de Mesléan de 1784 à 1789.
Pappe
(le) : Sr. du Vieux-Bourg
Ils sont aussi seigneurs de Lezuzan (Dirinon), Coëtmesper (Irvillac), Kerminihy
(Elliant) et Lescoat (Lanarvily).
Ecu : d'argent à la rose de gueules boutonnée
d'or
Devise : point gêhené,
point gêhenant
Nicolas
le Pappe construit le manoir du Vieux-Bourg dans la seconde moitié du
XVIIè siècle.
La branche de Lescoat fondue dans Damesme, puis Kermenguy et Aubert de Vincelles.
Rosily
: Sr. du Vieux-Bourg
Les Rosily, originaire de Châteauneuf-du-Faou, sont seigneurs de Rosily
et de Kerroignant dans cette paroisse, de Méros (Plonevez-du-Faou), de
Coëtanfao (Séglien) et Pratanroux (Penhars - Quimper).
Présents aux réformations et montres de 1426 à 1536, paroisses
de Châteauneuf et Plonevez-du-Faou
Ecu : d'argent au chevron de sable, accompagné
de trois quintefeuilles de même
Droniou,
vivant en 1426, aïeul de Jean, marié en 1495 à Catherine
du Dresnay ; François, chevalier de l'ordre en 1646 ; un conseiller au
parlement en 1732 ; un chef d'escadre en 1764 ; un vice-amiral en 1814. Famille
éteinte en 1854.
Jeanne le Pappe se marie en 1665 à Mathurin de Rosily avec comme dot
le Vieux Bourg. La famille gardera cette terre jusqu'en 1753.
Courtois
: Sr. du Bourg-Neuf.
Les Courtois ont aussi des domaines à Guilers (Kerjézéquel,
Kerboronné), Guipavas (Kermoal).
Ils sont présents aux montres et réformations de 1448 à
1534, paroisses de Gouesnou, Guilers et Guipavas.
Ecu : d'or à deux jumelles de sable, accompagnées
de trois trèfles de même, posés en fasce entre les jumelles
Jean,
Sr du Bourg Neuf, épouse Marie de Penancoët en 1448.
La branche de Kerboronné fondue en 1452 dans Penancoët.
Les seigneurs du Bourg Neuf sont connus jusqu'à Nicolas Courtois, vivant
en 1674.
Euvrad
des Sablons : Sr. du Bourg Neuf.
Philippe-Noël est le propriétaire suivant du Bourg-Neuf à la fin du XVIIè siècle.
Rousseau
: Sr. du Bourg Neuf
Sr de Diarnelez (le Faouët), Rosmellec et le Quiliou (Gourin), Kerguelen
(Plomeur).
Famille présente aux montres et réformations de 1426 à
1562, paroisses du Saint, de Gourin, du Faouët et de Langonnet, évêché
de Cornouaille.
Ecu : d'argent
à trois faces de gueules
Alain, vivant en 1380,
épouse Alix Adam, dont Henri,marié en 1402 à Marie de Cabournais
; Jean, chevalier de l'ordre du Roi en 1650, épouse Charlotte de Kerhoënt.
Louis-Dominique Rousseau achète le domaine du Bourg Neuf en 1766.
Keranguen
: Sr. du Bourg-Neuf
Les Keranguen sont seigneurs dudit lieu et de Kerincuff en Plouénan,
de Belair (Brélès), de Trogurun (près Lesneven), de Kerlosquet
(le Minihy de Léon), de Pennanec'h (Plougasnou), de Trédillac
(Botsorhel), du fransic (Taulé), de Kervoazou (Plougonven), de Lanrivinec
(Plougoulm).
Ils sont présents aux montres et réformations de 1427 à
1534, paroisses de Plouénan et Plougoulm.
Ecu
: d'argent à trois tourteaux de gueules
Devise : laca
evez
Hervé, vivant en
1443, épouse Margilie de l'Estang.
Yves Marie Bertrand, propriétaire du Bourg neuf, par acquêt, en
1783. Le domaine passe en 1791 à la famille Lacrosse par le mariage de
Jean Raymond de la Crosse avec Jeanne Gabrielle de Keranguen.
Du
Bois : Sr. du Bois.
La famille du Bois est aussi propriétaire à Plouzévédé
(Coslen).
Elle est présente aux réformations et montres de 1426 à
1534, paroisses de Gouesnou et Plouzévédé.
Ecu : d'or à deux fasces ondées d'azur,
surmontées d'un arbre de même
Henri du Bois, seigneur du Bois en 1426. Famille fondue vers 1580 dans Le Ny.
Denis
: Sr. du Bois.
Présents aux réformations et montres de 1445 à 1503, paroisse
de Gouesnou.
Ecu : d'or à trois fasces ondées d'azur,
au pin de même sur le tout
Alain,
vivant en 1503, épouse Marie du Coing. Au début du XVè
siècle, Olivier Denis, à qui on donne parfois les mêmes
armes que celles de la famille précédente, est propriétaire
du Bois. La famille garde le domaine jusqu'à Guillaume Denis, vivant
en 1678.
Fondu dans Sansay en 1689.
Sansay
: Sr. du Bois.
La famille Sansay (ou Sanzay) est un ramage des comtes du Poitou.
Réformation de 1670 : 17 générations.
Ecu : d'or à trois bande d'azur, à la bordure
de gueules qui est Poitou, à l'écusson en abyme, échiqueté
d'or et de gueules
Devise : Sansay sans ayde
Cette
ancienne maison, alliée à celles de Machecoul, Beaumont, Montmorency,
Harpedanne, etc., possédait le titre héréditaire de vicomte
de Poitou.
Elle a produit : Jean, tué à la bataille de Bouvines en 1214 ;
Guillaume, croisé en 1248 ; René, gentilhomme de la chambre et
chevalier de l'ordre du Roi en 1532, marié à Renée du Plantis,
dont entre autres enfants : 1° René, chambellan d'Henri II et gouverneur
de Nantes, père de René, marié à Renée Rannou,
dame de Keribert, auteur de la branche établie en Bretagne et éteinte
en 1770 ; 2° Claude, chevalier de l'ordre, marié en 1571 à
Marguerite de la Motte-Fouqué ; 3° Anne, comte de la Magnanne, chevalier
de l'ordre, célèbre capitaine ligueur, abbé séculier
de Lantenac, marié en 1588 à Marie de Tromelin, dame de Bourouguel,
veuve du baron de Penmarc'h.
Famille éteinte en 1776.
Samuel Guillaume de Sansay, sr du Bois en 1689. Augustin-Jean vend le domaine
aux Gilart de l'Arc'hantel en 1768.
Bigot
de la Robillardière : propriétaire du Bois.
Les Bigot, originaires du Berry, sont seigneurs des Fontaines, des Marais, de
la Motte, de la Touanne et de Chézelles en Berry, de la Villefréhour
et de Lourmel (Plélo), des Salles, de Neufbourg,de Kergariou, vicomtes
de Morogues.
Ecu
: de sable à trois têtes de léopard
d'or
Devise
: tout de par Dieu
Michel, anobli pour ses
mérites par le roi Charles V en 1369 ; Pierre, marié en 1470 à
Marie de la Forest, échevin de Bourges en 1486. Nicolas, secrétaire
du Roi en 1588, marié en Bretagne, à Hélène Guiomar.
En 1786, Nicolas Desperles, issu d'une famille d'armateurs de Saint-Malo, achète
le domaine du Bois. Au début du XIXè siècle, la propriété
du Bois passe aux Bigot de la Robillardière par le mariage de Julien-Gabriel
avec Marie-Colette Desperles.
Gilart
de Keranflec'h : propriétaire du Bois
Cette famille originaire
du Maine, est possessionnée à Brest-Saint-Pierre (Larc'hantel),
Milizac (Keranflec'h).
Ecu : de gueules à deux clefs d'argent en sautoir,
les gardes en bas.
Devise : sans fiel
Henri Gilart de Keranflec'h, propriétaire du Bois en 1880, deux cents ans après Jean-François Gilart de l'Arc'hantel, représentant la branche aînée.
Beschu
(le) : la branche de Champsavin est propriétaire du Bois.
Famille originaire de l'évêché de Rennes.
Ecu : d'azur à un héron d'or, accompagné
de trois taux d'argent aliàs écartelé
: gironné d'or et d'azur de huit pièces, chaque giron d'or chargé
d'une étoile d'argent
Anne-Marie-Constance de Keranflec'h apporte le Bois aux Beschu de Champsavin par son mariage avec Guy-Marie en 1903.
|
Blason de GOUESNOU
informations : municipalité de Gouesnou |
bibliographie
OGÉE, Dictionnaire historique et géographique de la province
de Bretagne, Nantes, 1779
Chevalier de FREMINVILLE, Antiquités du Finistère, Brest,
1835
Pol POTIER de COURCY, Nobiliaire de Bretagne, Saint-Pol-de-Léon,
1846
Pol POTIER de COURCY, Nobiliaire et Armorial de Bretagne, 7è édition,
Mayenne, 1993
Louis LE GUENNEC, Le Finistère Monumental, Tome II, Brest et sa région,
Quimper, éd. de 1981
Michel de MAUNY, Le pays de Léon, Bro Leon, Quintin, 1977
compléments d'information
LA MAISON DU PATRIMOINE - GOUESNOU
Hubert BORGNIS-DESBORDES, Généalogie des Borgnis-Desbordes
| • retour • menu • accueil • sommaire • suite • |