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Différentes orthographes
selon les époques
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En 1779
GUILLOER, à 11 lieues & demie au Sud Ouest de St Pol de Léon, son Evêché ; à 47 lieues de Rennes et à 1 lieue & demie de Brest, sa Subdélégation et son ressort.
Cette paroisse, dont la Cure est présentée par l'Evêque, relève du Roi, et compte 2000 communiants, y compris ceux de Bohars, sa trève.
Il s'y exerce trois basses-Justices.
Ce territoire, plein de vallons et montagnes, est fertile en froment et autres grains. Il est assez bien cultivé, et les landes y sont rares. On y cueille beaucoup de lin & de cidre.
Les maisons nobles sont : Traomeur & Ker-ouale ; cette dernière appartenait, en 1380, à Hervé de Penancoët, Chevalier, Seigneur de Kerouale. Il eut une fille qui fut Duchesse de Porsmouth, pour laquelle Richard , Roi d'Angleterre, eut toujours une estime particulière. L'autre de ses surs épousa, en premières noces, le Comte de Pembrock, en Angleterre ; & en secondes noces, le Marquis de Tuay, en France. En 1680, cette Seigneurerie appartenait à Guillaume, Chevalier, Seigneur de Penancoët, Menovalet, le Stiffel et Ker-ovazle.
Les familles
Montre générale
de l'évêché de Léon en 1503
paroisse de Guiler
Henry
Mesnoalet , en abillement d'archier o (avec) son paige.
Enjoinct mettre aultre homme en abillement.
Valentin Penancoët, en abillement d'archier o
son paige
Jehan Mesnoalet, ancien homme, [représenté]
par Laurent, avoué, en abillement d'archier.
Henry Penancoët, en abillement d'archier.
Messire Alain le Normant, [représenté]
par Christophe Maucazre, en vougier.
Louis Ancuff, en abillement d'archier.
Guillaume le Tallec, en brigandine.
Les blasons des familles
Mesnoalet
: Sr dudit lieu, de Kerambarz (Kerebars) et Keruzanval.
La famille Mesnoalet est aussi possessionnée sur Plouvien (Mesmelegan),
Plouzané (Kerallan et Tremen), Brest (Keravel), Plounéventer (Kerallan),
Lannilis (Rascol), Tremaouezan (Kergunic).
Présente aux montres de 1446 à 1534, paroisses de Guilers et Plounéventer.
Ecu : d'azur à l'aigle éployée d'or
aliàs
tiercé en fasce, chargé d'une bande, sur
un sceau de 1418
Devise : me, vestri dulces
campi, meminisse juvabit
Yvon épouse le 12 juillet 1432
Catherine Kermorvan. Henry, vivant en 1481, épouse Marie Rivoalen, de
la maison de Meslean. Les terres de Keravel sont vendues au roi en 1636 par
un Mesnoalet de Kerallan. Un Mesnoalet est enterré dans la chapelle de
la Trinité-Plouzané.
La branche aînée fondue dans Penfentenyo par le mariage, en 1552,
de Françoise Mesnoalet avec Jean de Penfentenyo, seigneur de Kermoruz.
En 1615, la branche des Mesnoalet de Mesmeuleugan fondue dans la maison de Kergaraoc
par le mariage de Renée, unique héritière, avec Charles
de Kernezne.
Penfentenyo
ou Penfeunteuniou : Sr de Mesnoalet et Kerebars.
Famille originaire de Sibiril où elle possède les terres de Penfentenyo.
Srs de Kermoruz et Levestric (le Minihy Saint-Pol-de-Léon), la Villeneuve
(Plouvien), Mesgral (la Forest), Kermorvan (Trébabu), Penhoët (Plougonven),
Kerveguen (Loctdy), Rosarnou (Dinéault), Kermahonet (Cuzon-Quimper).
Barons de Kergoët et de Bodigneau à Clohars-Fouesnant sou sle nom
de Cheffontaines.
Les Penfentenyo sont présents aux montres et réformations de 1426
à 1534, paroisses de Sibiril, Cléder et le Minihy. En 1669, ils
donnent la preuve de 10 générations.
Ecu : burelé de dix pièces de gueules et
d'argent
Devise : plura quàm
opto
Hervé, bailli
de Léon en 1308, témoin dans un accord entre le vicomte de Léon
et les moines du Relec en 1310 ; Jean, sr de Kermoruz, épouse vers 1430
Catherine Heusaff ; Christophe, général de l'ordre des Cordeliers
et archevêque de Césarée, mort en 1594 ; deux pages du Roi
et cinq chevaliers de Malte depuis 1708 ; un membre admis aux honneurs de la
cour en 1788 ; un lieutenant de vaisseau fusillé à Quiberon en
1795 ; deux maréchaux de camp en 1814 et 1830 ; un général
de brigade en 1861.
La branche aînée fondue au XVè siècle dans Lesquelen,
puis en 1616 dans le Rouge.
Rosmadec
de Molac : Sr de Mesnoalet, Kerebars, Kergozdezoc, la Tour et Keraudren.
Les Rosmadec sont marquis dudit lieu en 1608, paroisse de Telgruc. Ils sont
égalements seigneurs de Tivarlen (Landudec), Pont-Croix, Sérent,
Kergournadec'h (Cléder), Bodigneau (Clohars-Fouesnant), Tréanna
(Elliant), Penhoët (Saint-Thégonnec), la Palue (Beuzit), Gaël,
Vauclair (Plémy), la Hunaudaye (Plédéliac), Montafilant
(Corseul), Plancoët, Guébriant (Pluduno), Brunault (Trébrivan),
Hac (le Quiou), Plessix-Josso (Theix), Comper (Concoret). Ils ont les titres
de barons de Porteric (Saint-Donatien), comtes de la Chapelle (la Chapelle-sous-Ploërmel),
vicomtes du Besso (Saint-André-des-Eaux), marquis de Goulaine (Haute-Goulaine),
barons de Molac.
Cette famille est présente aux montres et réformations de 1426
à 1536, paroisses de Telgruc, Landudec et Beuzec-Cap-Sizun.
Le sceau de 1365 donne un palé d'argent et d'azur
de six pièces. Les Rosmadec de Molac blasonnent comme suit :
Ecu : écartelé au 1 : de Rosmadec
; au 4 : de Pontcroix ; au 2 : de la Chapelle ; au 3 : de Molac ; sur le tout
: de Tivarlen
Devise : en bon espoir
Cette
ancienne maison, alliée à celles du Pont-l'Abbé, du Chastellier,
Tivarlen, Quelenec, la Chapelle, du Chastel, Beaumanoir, Montmorency, Rieux,
Budes, Goulaine, etc., remonte à Rivoalon, époux d'Eléonore
de Léon, qui firent une fondation à Landévennec en 1191
; Hervé, fils des précédents, se croisa en 1235 et épousa
Alix de Plusquellec ; Guillaume, tué à la bataille de Saint-James-de-Beuvron
en 1426 ; Yves, évêque de Rennes, mort en 1437 ; Bertrand, évêque
de Cornouaille de 1416 à 1445, auquel on doit la reconstruction de sa
cathédrale ; Sébastien, abbé de Paimpont et évêque
de Vannes, mort en 1646 ; Charles, abbé du Tronchet, évêque
de Vannes puis archévêque de Tours, mort en 1672 ; des chambellans,
des ducs, des capitaines de cinquante et cent hommes d'armes d'ordonnances ;
six chevaliers de l'ordre depuis 1568 ; des lieutenants-généraux
pour le Roi en Basse-Bretagne, des gouverneurs de Dinan et Quimper, dont l'un
blessé à l'attaque du fort des Espagnols à Crozon en 1594.
La branche aînée éteinte en 1700 en la personne de Sébastien,
époux de Catherine de Scorailles, sur de la duchesse de Fontanges
; sa succession fut recueillie par Anne de Rosmadec, sa tante, mariée
à René le Sénéchal de Carcado, et par Marie-Renée
de Rosmadec, aussi sa tante, mariée à Isaac de la Paluelle, père
et mère de Charlotte de la Paluelle, mariée en 1676 à Gaspard-Claude
Carbonnel, marquis de Canisy, d'où le marquisat de Rosmadec, continué
sous le nom de Pontcroix en 1719 a passé successivement aux Brancas puis
aux d'Escoubleau.
La dernière branche a fini en 1784 en la personne de Michel-Anne-Sébastien,
marquis de Goulaine.
Courtois
: Sr. de Kerjezequel et Kerboroné.
Les Courtois ont aussi des domaines à Gouesnou (le Bourg Neuf) et Guipavas
(Kermoal).
Ils sont présents aux montres et réformations de 1448 à
1534, paroisses de Gouesnou, Guilers et Guipavas.
Ecu : d'or à deux jumelles de sable, accompagnées
de trois trèfles de même, posés en fasce entre les jumelles
Jean
épouse en 1448 Marie de Penancoët.
La branche de Kerboroné fondue en 1452 dans Penancoët par le mariage
d'Alix avec Valentin Penancoët.
Penancoët
: seigneur de Keroual, Kerboroné, Mesnoalet, la Villeneuve, Keriolet,
Keredern, Pen ar creac'h, le Louc'h, Kermabivin, le Dervez, Feunteun Guiler,
Kerjezequel, Kerouriat, Kervaziou, Penangarz.
Cette famille, originaire dudit lieu en Saint-Renan, est possessionnée
à Lannilis (Quillimadec), près de Pont-l'Abbé (Chef-du-Bois),
à Langolen (Trohanet). En 1684, ils sont propriétaires de la baronnie
du Châtel par Louise de Keroual qui achète cette seigneurie aux
Cossé-Brissac.
Les Penancoët sont présents aux montres et réformations de
1446 à 1534, paroisse de Guilers. En 1669, ils font la preuve de 11 générations.
Ecu : fascé de six pièces d'argent et d'azur,
comme Keroulas, aliàs à la bordure
chargée de six annelets en orle
Devises : a bep pen lealdet
et en diavez
Valentin, vivant en 1280, épouse Adelice de Keroulas ; Jeanne, leur
fille, héritière de Penancoët, épouse en 1330, François,
juveigneur de Penhoët et leurs enfants prirent les nom et armes de Penancoët
; Henry, fils des précédents, épouse en 1355, Adelice le
Vayer ; Hervé, procureur général de Bretagne en 1490 ;
Guillaume, chevalier de l'ordre en 1609 ; Guillaume, guidon de la compagnie
des gens d'armes du cardinal de Richelieu, servit aux sièges d'Hesdin
en 1639, d'Arras en 1640, d'Aire et de Bapaume en 1641 et épousa en 1645,
Marie de Pluc, dont : Louise-Renée, dame de Keroualze et dame du
palais de la reine d'Angleterre, en 1672, duchesse de Portsmouth en 1673, duchesse
d'Aubigny, en Berry, en 1684, laissant de Charles II, roi d'Angleterre, un fils
naturel : Charles de Lenox, duc de Richmond, dont la postérité
existe.
La branche aînée fondue dans Kerscao, Kergoët-Tronjoly et
Parcevaux ; la branche de Quillimadec fondue en 1752 dans Barbier de Lescoët
; la branche de Keroual éteinte à la mort de Sébastien
en 1669.
Crozat
: seigneur de Keroual, Mesnoalet et de la seigneurie du Châtel
La famille Crozat, originaire du Languedoc, est marquis de Moy en Picardie et
de Carman (Kermarvan) paroisse de Kernilis, baron de Thiers en Auvergne et de
Beaumanoir, paroisse de Vieux-Bourg-de-Quintin, seigneur du Chastel (Plouarzel),
de Trémazan (Landunvez) et de Coëtivy (Plouvien).
Ecu : de gueules au chevron d'argent, accompagné
de trois étoiles de même
Un secrétaire du Roi en la grande
chancellerie en 1714 ; un lieutenant-général des armées
du Roi en 1744, dont la fille transmit par mariage en 1744 la terre du Chastel
à la maison de Gontaut-Biron. Un maréchal-général
des logis, marié en 1726, à Marie-Louise de Laval-Montmorency,
dont la fille transmit par mariage en 1749, la baronnie de Beaumanoir aux Béthune.
Le financier Antoine Crozat achète la baronnie du Châtel à
Louise de Keroual en 1714.
Gontaut-Biron
: seigneur de Keroual, Mesnoalet et de la seigneurie du Châtel.
La petite-fille d'Antoine Crozat, Antoinette-Eustachie,
apporte la seigneurie du Châtel à la maison de Gontaut-Biron par
son mariage avec Charles-Antoine-Armand, marquis de Gontaut, en 1744.
Rohan-Guéméné
: seigneur de Keroual, Mesnoalet et de la seigneurie du Châtel.
Cette illustre famille, ramage des comtes de Porhoët, est faite duc de
Rohan en 1603, vicomte puis prince de Léon en 1572.
En 1669, elle donne la preuve de 16 générations. Elle est présetne
aux montres et réformations de 1426 à 1536, paroisses de Cléguérec,
Plomeur et Saint-Jean-Brevelay (évêché de Vannes), Pluguffan,
Plonéour et Nizon (évêché de Cornouaille), Plumieux
(évêché de Saint-Brieuc) et Campénéac (évêché
de Saint-Malo).
Ecu : de gueules à neuf mâcles d'or
Devises : a plus ou
plaisance ou Roi ne puis, duc ne daigne, Rohan
suis
Alain, fils juveigneur d'Eudon, comte
de Porhoët, bâtit le château de Rohan en 1105. Parmi les grands
hommes produits par cette maison, plusieurs fois alliée à celle
de Bretagne et à d'autres maisons souveraines, on trouve : Pierre, maréchal
de France, mort en 1515 ; Charles, grand échanson de France, gouverneur
de Touraine en 1498 ; autre Charles, maréchal de France, dit le maréchal
de Soubise ; plusieurs évêques dont quatre évêques
de Strasbourg, cardinaux et grands aumôniers de France de 1704 à
1777 (dont le dernier disgracié en 1786, après l'affaire du Collier
de la Reine).
La branche de Guéméné, éteiente en 1836, était
issue de Charles, mort en 1438, fils puîné de Jean, vicomte de
Rohan, et de dame Jeanne de Navarre, marié à Catherine du Guesclin,
d'où sont sortis les ducs de Montbazon, les princes de Soubise, les srs
de Gié et de Fontenay, étients, et les princes de Rochefort et
de Montauban qui existent aujourd'hui en Bohême.
La baronnie du Châtel est achetée par Henri-Louis-Marie de Rohan-Guéméné
en 1778 à Louis de Gontaut-Biron.
Le
Gros : propriétaire de Keroual.
Cette famille est originaire de l'évêché de Vannes.
Ecu : d'azur à
la croix florencée d'argent aliàs de
gueules au vaisseau d'or, voguant sur une mer de sinople ; au chef d'azur, chargé
de trois étoiles d'argent
Nicolas, avocat au parlement,
sénéchal d'Hennebont en 1744, anobli en 1746.
Charles-François le Gros, maire de Brest de 1808 à 1816, est propriétaire
du domaine de Keroual ; son fils, Charles-François-Hippolyte se fait
intituler baron Le Gros.
Kersauzon
: propriétaires de Keroual (la branche des Penandreff) et de Coat
ar guéo.
Cette famille originaire d'Angleterre est possessionnée à Guipavas
(Vizac), Guiclan (Kersauson, Kernabat, Combout et Kersaintgilly), Saint-Thégonnec
(Lanivinen & Penguern), Plouénan (Carpont), Lanhouarneau (Coëtmerret), Plouvorn
(Kerroignant et Gollen), Plonéis (Kerven), Plouider (Mesperenez), Saint-Thomas
de Landerneau (Kerlézérien), Dinéault (Rosarnou), Plouzévédé (Coëtbizien), Plougoulm
(Kernonen et Lesplougoulm), Plougonven (Kerloaguen et Garspern), Trégrom (Coëtléguer),
Plounéventer (Brézal), Minihy - St Pol-de-Léon (Guénan), Plouescat (Saint-Georges
et Mesguen), Buléon (la Ferrière), Plouégat-Guérand (Coasmelquin), Trébabu (Kerjean),
Saint-Frégant (Penhoët), Plourin (Penandreff), Taulé (Kerangomar et Lavallot),
Plouzané (Poncelin).
Ils sont présents aux réformations et montres de 1427 à
1562, paroisses de Guiclan, Saint-Thégonnec, Plounéour-Ménez,
Plouénan, Plouescat, Saint-Frégant, Trégom, Plonéis
et Dinéault. En 1669, ils font la preuve de neuf générations.
Ecu : de gueules au fermail d'argent
Devise : pred eo, pred a vo
Robert, croisé
en 1248 ; Guillaume, évêque de Léon en 1306, reconstruisit
une partie de sa cathédrale, où il fut inhumé en 1327 ;
Tiphaine de Rosnyvinen, dame de Kersauzon, en 1340, aïeule de Juzette,
seule et unique héritière de Kersauzon, mariée à
Salomon le Ny, chambellan du duc en 1380, veuf de Marguerite de Coëtélez,
à condition que les enfants à naître de ce 2e mariage prendraient
les nom et armes de Kersauzon. dont : Hervé le Ny, dit le jeune, Sr.
de Kersauzon, marié 1° en 1418 à Marguerite du Carpont ; 2°
en 1427 à Aliette de Lanroz, veuve d'Alain de Penmarc'h. Du premier lit,
Jean, Sr. de Kersauzon, marié à Jeanne de Kerimel, qui a continué
la branche aînée, fondue au XVIIIè siècle dans Tinténiac,
et Montbourcher et auteur des Srs de Guénan, de Goasmelquin, de Kerjean
et du Vijac ; et du deuxième lit : Paul, marié à Sybille,
dame de Saint-Georges, auteur des seigneurs du Vieux Châtel, et de la
Ferrière.
La branche de Penandreff a pour auteur : Guillaume, Sr de Penhoët, vivant
en 1410, père de Guenolé, archer dans une montre de 1481, marié
à Catherine de Saint-Goueznou.
Jean prête serment au duc entre les nobles de Léon en 1437 ; Guillaume
et Hamon, sénéchaux de Léon en 1479 et 1595 ; Yves, archer
de la garde du duc en 1488 ; Jean, homme d'armes sous le maréchal de
Rieux, dans une montre reçue à Saint-Quentin en Vermandois en
1505 ; cinq chevaliers de l'ordre depuis 1585 ; Charles, Sr de Coëtleguer,
l'un des signataires de la capitulation des Ligueurs de Léon en 1594
; un chevalier de Malte en 1651 ; un conseiller au parlement en 1696 et un page
du roi en 1737.
Jeanne-Louise de Kersauzon, propriétaire de Coat ar guéo en 1729.
Didelot
: propriétaire de Keroual et de Kervaly.
Cette famille est originaire de Champagne. Les Didelot sont nommés barons
de l'Empire en 1811.
Ecu : de sable au sautoir gironné d'argent et de
gueules, surmonté d'une étoile d'or
Un secrétaire du Roi en 1772 ; un ministre plénipotentiaire en 1809 ; un vice-amiral en 1871. C'est ce vice-amiral, Octave Didelot, préfet maritime de Brest de 1871 à 1873 après avoir été préfet maritime de Toulon, qui achète Keroual. Il meurt en 1887.
Cavelier
de Cuverville : propriétaire de Keroual.
Cette famille originaire de Normandie est seigneur de Maucomble.
Ecu : d'azur à trois croissants d'or
Devise : spes mea Deus
Pierre, Sr de Maucomble,
généralité de Rouen, maître ordinaire à la
chambre des comptes de Normandie en 1617, est l'auteur de cette famille, alliée
en Bretagne aux Visdelou, Suasse, Mahé de Kerouant, Lesguern et Trolong,
et qui a produit trois trésoriers de France à Rouen depuis 1652,
un capitaine de vaisseau en 1781, contre-amiral en 1816.
Madame de Cuverville, née Didelot, veuve d'Armand Marie Cavelier de Cuverville,
tué lors d'une embuscade à Port Arthur en 1904, est la dernière
propriétaire de Keroual, avant la destruction du château durant
la Seconde Guerre Mondiale.
Talec
: seigneur du Stivel.
Les Talec ou le Talec sont possessionné à Plourin-Ploudalmézeau
(la Tour), à Guipavas (le Runiou), à Pouldreuzic (le Logan).
Ils sont présents aux montres et réformations de 1427 à
1534, paroisses de Guilers, Plourin et Guipavas.
Ecu : fascé ondé d'or et d'azur de six pièces,
comme Kermenou
Prigent, vivant en 1448, père d'Even, marié à Catherine le Heder.
Silguy
: seigneur de Coat-ti-bescond, d'an Oalejou.
La famille de Silguy est propriétaire de Poulesquet (Plougoulm), Penher
(Kerlouan), Kerbringat (Dirinon).
Elle est présente aux montres et réformations de 1426 à
1534, paroisses de Guilers, Kerlouan, Plougoulm et Plougar.
Ecu : d'argent à deux lévriers de sable,
accolés d'argent, passants l'un sur l'autre
Devise : passe hardiment
Even, vivant en 1410, épouse Amice de Parscau, dont : Guillaume, vivant en 1448, marié à Aliette de Montfort ; Yves, chapelain de N.D. de Recouvrance en 1540 ; Hervé-Gabriel, député aux Etats à Versailles en 1759 et sénéchal du présidial de Quimper, comme son fils Jean-Hervé ; un avocat-général au parlement Maupeou en 1771 ; Toussaint épouse Angélique Conen de Saint-Luc en 1784.
Kermel
: propriétaire de Coat-ti-bescond et an Oalejou
Sr dudit lieu, de Pencrec'h et de Kergadaran (Pleubihan), de Kermezen (Pommerit-Jaudy),
de Kerprigent (Perros-Guirec) du Plessix (Pluzunet).
Les Kermel sont présents aux montres et réformations de 1481 à
1535, paroisses de Pleubihan et Pommerit-Jaudy, évêché de
Tréguier.
Ecu : de gueules à la fasce d'argent, accompagnée
de deux léopards d'or
Devise : audacibus audax
Godefroi, chevalier,
fonde la chapellenie de Sainte-Marguerite dans l'église de Brélévenez
en 1421 ; Prigent, fils d'autre Prigent, épouse en 1467 Thomine du Tertre,
dont Jean, marié en 1503 à Marie de Coëtnévénoy
; un chevalier de Saint-Lazare en 1721 ; deux pages du Roi en 1734 et 1775 ;
un capitaine général garde-côtes de la capitainerie de Lannion,
au combat de Saint-Cast en 1758.
Charles-Olivier Marie de Kermel devient propriétaire en épousant
Thérèse-Marie-Victoire de Silguy qui obtient le domaine comme
propriété personnelle en 1822. Charles-Olivier-Marie est ingénieur
des Ponts-et-Chaussées à Quimper. En 1844, sa veuve vend le manoir
et les terres à Dominique Sallerin. (notes de Jean de
Kermenguy)
Kermenguy
: propriétaire de Coat-ti-bescond
La famille de Kermenguy est originaire de Cléder où elle possède
les terres de Kermenguy, Kersullien, Kerabret et du Runiou. Elle est aussi propriétaire
de Saint-Laurent et Landeboc'her en Plouzévédé, du Cosquérou
en Mespaul, du Roslan en Plougasnou et de Kerveguen en Guimaëc.
Ils sont présents aux montres et réformations de 1426 à
1534, paroisse de Cléder. En 1669, ils donnent la preuve de 8 générations.
Ecu : losangé d'argent et de sable, à la
fasce de gueules chargée d'un croissant d'argent
Devise : tout pour le mieux
Le nom de Kermenguy date du XVIè
siècle. Autrefois, la famille s'appelait Derian et avait pour armes antiques
"d'argent à la fasce de gueules, accompagnée de six macles
d'azur" (sceau de 1415).
Auffroy Derian, sr de Pratalan en Plouider, époux en 1380 de Marie du
Roz, dame de Kersullien, père d'Yvon, marié vers 1400 à
Basile de Coëtaudon, dame de Kermenguy et de Kerabret, qui fit montre à
Bourges en 1418 et laissa de son mariage : Yves, marié vers 1440 à
Marguerite de Saint-Denis, dont Louis, époux de Méance de Kerliviry,
père et mère de Tanguy, vivant en 1500, marié à
Plézou de Launay, qui retint le nom de Kermenguy.
Jacques, chevalier de Saint-Michel en 1647, épouse Anne de Guébriand,
dame du Roslan ; un chevalier de Saint-Lazare en 1721 ; deux pages du Roi en
1710 et 1750 et un page de la Reine en 1755.
Les Kermenguy sont propriétaires de Coat-ti-bescond depuis 1924.
Kerouartz
: Sr. de Keruzanval
La famille Kerouartz originaire dudit lieu en Lannilis possède également
la Motte, Kerengarz, la Fosse, le Coum, Leuranlémen, Keranroux, Bergoët et Ploudiner
(Lannilis), Lézérazien et Lomenven (Guiclan), Lossulien (le Relecq-Kerhuon),
Penhoët (Saint-Thégonnec), Penvern et Lomélar (Plounéventer), Coateozen (Landouzan
Le Drennec) et Kergroadez (Plourin-Ploudalmézeau).
Cette famille est présente aux montres et réformations de 1426
à 1534, paroisses de Lannilis et de Landéda, et faisait preuve
de dix générations à la réformation de 1669.
Ecu : d'argent à la roue à cinq rais de sable, accompagnée
de trois croisettes de même
Devise : tout en l'honneur de Dieu, et tout avec le temps
Macé, croisé en 1248 ;
Hervé, au nombre des dix Bretons de l'armée de Sylvestre Budes
qui combattirent et vainquirent dix Allemands à Rome en 1375, épouse
en 1360 Jeanne le Barbu, de la maison de Tromenec, dont : Hervé, marié
en 1380 à Marie de Saint-Goueznou, de la maison du Breignou ; Claude,
chevalier de l'ordre du Roi, épouse en 1602 Françoise de Kerbic,
dame de Coëteozen ; un capitaine des chevaux-légers de Berry, maître
de camp d'un régiment de son nom en 1690, qui se distingua aux combat
de Fleurus et de Leuze en 1690 et 1691, et eut un cheval tué sous lui
à la bataille de la Marsaille en 1693 ; trois chevalier et un commandeur
de Malte depuis 1706 ; deux présidents aux enquêtes depuis 1744
: un membre admis aux honneurs de la cour en 1784 ; deux membres tués
à Quiberon en 1795.
En 1674, Hyacinthe-Joseph de l'Isle-Kerouartz loue ses manoir et seigneurie
de Keruzanval à Jean le Stum, moyennant 450 livres, fermage qui suppose
une contenance importante. En 1713, Jeanne-Renée de Kerouartz, fille
du précédent, est qualifiée de dame de Lisle et de Keruzanval.
Le
Normant : pas d'indication des possessions sur Guilers.
La famille le Normant est présente aux réformations de 1481 à
1503, paroisse de Guilers.
Jean, de la paroisse de Guilers, annobli par mandement de 1445. La famille le Normant aurait-elle été propriétaire de Kermerrien ? C'est ce que laisse à penser la liste de la montre de 1503 à Lesneven : voir les Maucazre.
Maucazre
: Sr. de Kermerrien
La famille Le Maucazre est originaire de Lampaul-Ploudalmézeau où
elle tient la terre du Carpont. Elle est aussi propriétaire de Kersimon
(Ploudalmézeau), du Beaudiez (Landunvez), de Kerbalanec (Guimiliau).
Elle est présente aux réformations et montres de 1426 à
1534, paroisses de Lampaul et Ploudalmézeau. Christophe Maucazre représente
Alain Le Normant, de Guilers, à la montre de Lesneven en 1503.
Ecu : d'or
à trois roses de gueules
Yves, doyen du Folgoat en 1455 ; Goulven
épouse en 1518 Marguerite de la Boëssière ; Christophe représente
Alain le Normant, de Guilers, à la montre de Lesneven en 1503.
Les Maucazre sont connus à Guilers depuis Christophe, cité plus
haut, jusqu'à Jeanne, propriétaire de Kermerrien en 1545.
Jouhan
: Sr. de
Kermerrien, Kermenguy et Pen an traon
Les Jouhan sont propriétaires de Penannec'h et de Keranamoal (Milizac),
de Guicsané et Kerdizien (Plouzané), de Mescouez (Loc-Maria-Plouzané),
Kervénigan (Trébabu), la Ville-Jouan (Châteaulin), Kervenoaël
(Guiscriff), etc.
Ils sont présents aux montres et réformations de 1426 à
1538, paroisses de Plouzané, Saint-Renan, Trébabu, Milizac et
Plougonvelin.
Ecu : de gueules au lion d'or, armé et lampassé
d'argent, accompagné de trois annelets de même.
Devises : en Jouhan, point
de soucis et bon renom
Yvon, vivant en 1426, épouse Marie Calamaign, de la maison de Pontarbleiz,
dont Bernard, marié vers 1448, à Bénone de Kermorvan. Jehan
représenté par son fils Guyomarc'h, à la montre de 1503.
Gabriel, conseiller au Présidial de Quimper, puis au Parlement en 1570
; Antoine, capitaine au régiment de Maulevrier, tué au siège
de Namur en 1695 ; un lieutenant des canonniers
gardes-côtes, fusillé à Quiberon en 1795 ; un capitaine
d'état-major, tué à Solférino en 1859.
La branche aînée fondue dans Kernezne.
Le sr de Kervinigan (Kervénigan en Trébabu) propriétaire
de Pen an traon en 1674.
Marie Jouhan, dame de Kermenguy, hérite de son fère Guillaume,
sr de Kermerrien, décédé à Vannes le 19 avril 1688.
Rospiec
: Sr. de Kermerrien
Les Rospiec sont originaires de Fouesnant où ils possèdent le
dit lieu et Kerasbourg. Ils sont également seigneurs de Kergouer (Tourc'h),
Trévien (Pont-Croix), Keruscar (Lannéanou), Méné-Clisson
(Goulien), Kerusnou (Ploudalmézeau), Kerhuon (Esquibien), Brendelvouez
(Brélès).
Ils se présentent aux montres et réformations de 1444 à
1562, paroisses de Fouesnant, Locamand et Tourc'h.
Ecu : d'azur
à la croix d'or, cantonnée de quatre merlettes de même
Devises : fidei et amoris
Jean, vivant en 1444, épouse
Alix de la Forest ; un maréchal de camp à l'armée de Condé
en 1797.
La branche de Keruscar fondue dans Saisy ; la dernière branche fondue
dans Laurens de la Besge, en Poitou.
Marguerite de Rospiec, propriétaire de Kermerrien en 1693, décède
à Guilers le 3 mai 1719.
Garspern
: Sr. de Kerallan.
La famille du Garspern est possessionnée sur les paroisses de Plougonven
(le Garspern et le Cosquer), Plusquellec (Kermoal), Lojou (Bourbriac) etc.
Elle est présente aux réformations et montres de 1441 à
1543, paroisse de Plougonven.
Ecu : d'or
au lion de gueules, accompagné de sept billettes d'azur en orle.
Devises : qui s'y frotte
s'y pique et en bon espoir
Robert, fils Guyon,
vivant en 1441, épouse Marguerite de Coëtquis. La charge de sénéchal
ducal de Guingamp était héréditaire dans cette famille,
qui a produit Pierre, panetier de la reine Claude de France en 1518.
La branche aînée fondue dans Kerloaguen, puis Carné ; d'où
la seigneurie du Garspern a passé aux Kersauzon.
Louis-Marie de Garspern propriétaire du lieu noble de Kerallan en 1770.
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Blason de GUILERS
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bibliographie
Pol POTIER de COURCY, Nobiliaire de Bretagne, Saint-Pol-de-Léon,
1846
Pol POTIER de COURCY, Nobiliaire et Armorial de Bretagne, 7è édition,
Mayenne, 1993
chanoine PERENNES, Plouvien, monographie de la paroisse, Brest, 1942
archives départementales du Finistère, série B
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