autres sites gallo-romains

A Kergariou, l'association d'étudiants Tumulus, lors d'une campagne de fouilles sur Guilers en novembre et décembre 1992, trouve un fragment de tuile romaine, trois fragments de brique, une scorie (déchet de fonte).

A Pont-Cabioch, un peu au nord du fort du Questel, durant cette même campagne, les étudiants collectent un fragment de suspensura d'hypocauste. L'hypocauste est un système de chauffage par le plancher utilisé par les Romains dans leurs habitations et dans les thermes. Un célèbre hypocauste dans la région est celui du balneum de Gorrébloué, à Plouescat.

A Kerionoc, deux parcelles dépendant de la ferme de Mesnoalet, sont parsemées de fragements de tuiles, de tessons de poteries, de longues pointes de charpente et de scories.


scorie (en breton : kaoc'h marechal) trouvée dans une des parcelles de Kerionoc

A Kerjean, Sezny Piriou, un de mes grands-oncles, disait avoir aidé à démolir un monticule composé de terre et de cailloux. Le village de Feunteun Viler est nommé "métairie de Mescruguel" (la campagne de la butte) sur un acte de novembre 1790. Cette butte était tout à fait artificielle. Il existe l'exemple du "cruguel" à Lamber (en Ploumoguer) qui est une motte élevée de huit mètres entourée d'une douve. S'agit-il à Guilers d'un tumulus, d'un poste de défense de la voie romaine qui passe à proximité, d'un ouvrage médiéval ?

La microtoponymie (le nom des champs et parcelles) indique parfois des possibilités de traces gallo-romaines.

Il en est ainsi des castel (château) : Castelmein, Castel an daol, castel ar coat à Coat ar guéot, castel bras et castel bian au Candy. Les toponymes en castel (du latin castellum) sont féquemment l'indice de sites anciens pré-bretons. Nombreux sont les établissement gallo-romains ainsi désignés.
Kerilis (la maison, le village de l'église) signale parfois la présence d'un oratoire à l'intérieur d'une villa gallo-romaine.
Moguer, ar voguer (du latin maceria, mur ou muraille et, par extension, ruine) : liors coz vouguer et parc coz vouguer au Campir, mez voguer à Kerloquin. Le rentier de 1544 donne les noms de Cozmoguer Keriouarn (Quilliouarn), Cozmoguer Amon (au Stivel), Cozmoguer Audren (Kermerrien) et Cozmoguer an Meneuc, Cozmoguer Pasquer, Cozmoguer Ty Jehan Gueguen (vers Kerfestour), enfin, liortz Cozmoguer an Arch à Kervaziou.
Cosquer : le mot cosquer peut donner l'indication de traces gallo-romaines (cos = vieux, quer = maison, puis village) ; nom donné par les émigrants bretons aux ruines d'anciens bâtiments gallo-romains ?
Beuz, buis (du latin buxus) : cet arbuste a été importé par les Romains. Outre le village du Buis, il existe un jardin ar beuz à Pen ar c'hoat, fouennec et torguen ar beuz à Keredern et Kergariou.
Hent meur (grand' route) désigne souvent une voie romaine comme à Kergariou et Keraudren. Aux villages d'An Oalejou, de Languero, de Keruzanval et de Coat ar guéot (vers la voie romaine du nord du bourg), c'est la forme hent bras qui domine.
Campir : le camp long ? Toujours est-il que sur les terres de ce village, il est des "parc douar ruz" (champ de la terre rouge), peut-être des vestiges de briques et tuiles.
Kerroum (le village roman)

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