Les moulins à Guilers
Inventaire
des moulins
La
mécanique
Le meunier
Le maire de Guilers répond le 14 février 1861 à une enquête du sous-préfet de Brest que « les moulins à farine existant sur la commune se trouvent au nombre de quinze, non compris la minoterie de Castel Mein ». Ce chiffre est assez étonnant compte tenu de la taille des ruisseaux, mis à part ceux du Tridour et de Pont Cabioch. Les autres ont un débit assez faible, presque nul en période d’étiage (niveau des rivières au moment des plus basses eaux). Aussi, pour compenser le manque d’eau, il a fallu créer des étangs de retenue importants appelés en breton lennou, lenn . La majorité des moulins possèdent leur lenn et la plupart figurent encore sur l’ancien cadastre. Seules subsitent aujourd'hui les lenn huellañ de Coat-ti-besond et de Keroual. En 1849, le conseil municipal écrit au sous-préfet : « [...] il n’existe sur la commune ni marais, ni lacs de mer ; mais bien cinq petits étangs qui alimentent un nombre égal de moulins [...] ».
* L'Aber Ildut, riche en moulins, intéresse Guilers à Pont-Corff.
Toutes époques confondues ce sont 27 moulins que l’on recense, sans compter les nombreux moulins de Bohars qui, rappelons-le, ont contribué à la vie économique de Guilers jusqu’en 1791. Les fluctuations entre frontières paroissiales, limites des terres nobles et, après la Révolution, circonscriptions communales, font que certains moulins sont aujourd'hui compris dans les territoires des communes périphériques comme Brest (Saint-Pierre-Quilbignon), Bohars et Saint-Renan.
Retrouvez ces moulins sur la carte de Guilers
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