L'immigration bretonne
La
formation des paroisses primitives date de l'arrivée
des Bretons insulaires en Armorique.
A partir du Vème
siècle,
et sans doute même à la fin du IVème siècle, les émigrants
de la première vague s'installent, avec l'accord des
autorités romaines, le long du littoral nord de l'Armorique.
Ils participent à la défense des côtes
de l'Empire romain contre les pillards saxons et,
peut-être irlandais. Certains Bretons retrouvent
peut-être le pays de leurs ancêtres, car après la
révolte et la défaite des Vénètes en 56 av.J.C., des
Armoricains s'embarquèrent vers l'île de Bretagne.
Devant la menace des Pictes de Calkédonie (Ecosse) et des Scotts d'Irlande, les Bretons font appel à des mercenaires du Jutland (Danemark). Les Jutes se retournent contre les Bretons et d'autres tribus germaniques les rejoignent : les Angles envahissent la côte nord-est et les Saxons le sud-est. Les Bretons sont acculés sur la côte ouest de l'île de Bretagne, en Powys et Gwent (Pays de Galles) et en Domnonée (Cornouailles et Devon). La surpopulation amène de nouvelles vagues de migration vers l'Armorique, la Normandie et la Galice, dans le nord-ouest de l'Espagne, ceci durant deux cents ans, du Vè au VIIè siècle. Cette seconde migration, beaucoup plus importante, n'a été nullement anarchique et désordonnée. Ce sont des troupes qui arrivent à intervalles réguliers chez leurs compatriotes déjà fixés en Armorique, avec femmes, enfants, chefs politiques et religieux (les fameux saints bretons). Ils achètent des terres ou négocient leur cession.
Carte des migrations bretonnes
Les Bretons s'installent donc en Armorique qu'ils nomment Letavia (ce sont les auteurs romans ou francs qui appellent la région Brittania, dès la fin du VIè siècle). Même s'ils sont les derniers défenseurs de l'Empire, les bretons ont gardé un régime de propriété collective, la "treb" qui se distingue de la grande propriété individuelle gallo-romaine: le fundus.
Du VIème au VIIIème siècle, les Bretons se définissent un territoire suivant des limites naturelles (rivières, routes, crêtes de collines, lisières de forêts, etc.) et se groupent en communauté,comme sur leur île, sous l'autorité d'un chef, religieux ou laïc. Le territoire de cette communauté constitue un PLOU englobant les "fundi" gallo-romains qui continuent à exister, comme probablement Ploe Bronvel (dont le chef-lieu est Guipronvel) qui comprend les fundi de Milizac et Guilers.
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