Les témoins de l'habitat
Fossés et souterrains : vestiges d'habitations ?
En 1975, des travaux d'élargissement du CD5 découvrent des fosses peu profondes et des fossés au niveau de Castelmein. Les renseignements fournis dans le Bulletin de la Société Archéologique du Finistère ne précisent pas s'il s'agit d'un souterrain ou d'un système de défense. La datation du site n'est pas formulée.
Le fossé est généralement
surmonté d'une palissade (garzh, en breton). Avant la construction de
l'école Marcel Pagnol se devinait un fossé entre l'école
et la rue de la Tour d'Auvergne. Il avait environ 2 m de haut à l'est
et ne s'étalait que sur une vingtaine de mètres de longueur.
Plus près de l'église, le manoir de Keranflec'h, au n°2 rue
St Valentin, est nommé manoir de Penanhars en 1789. Penanhars = penn
(le bout) et garzh (la haie) qui autrefois avait aussi le sens de retranchement.
Penanhars serait-il le début du système de défense qui
se continuait jusqu'à l'école Marcel Pagnol et peut-être
au-delà ?
Durant les travaux de voiries du chemin vicinal n°3 (Guilers-Milizac), les
traces d'un enclos sont découvertes : un fossé d'une profondeur
de 1.50 m et d'un mètre de large.
En novembre 1990, à
Keruzanval, en même temps que la découverte des traces d'un enclos,
un souterrain de l'Age du Fer est mis à jour.

Michel Le Goffic, archéologue départemental, qui a dressé
les plans de la découverte pense qu'il s'agit des caves d'un village.
Le souterrain se compose de deux salles de deux mètres de diamètre
et d'une galerie d'une largeur de 0,80 m environ.
"Les Gaulois Osismes, tribu qui occupait le Finistère, et une
partie des Côtes d'Armor, avait l'habitude de creuser près de leurs
habitations des salles souterraines" confie M. Le Goffic aux journalistes
venus sur place.
Le trésor découvert dans ce souterrain est une meule dormante (la pierre sur laquelle on dépose le grain pour le moudre), un galet utilisé et quelques tessons de poterie.
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