SAINT PEREC

Abbé, le 5 juin

Fils d'un roi du pays de Galles, il charmait tout le monde par sa douceur, sa piété, sa modestie et sa libéralité. A la mort de son père, l'attachement des peuples l'aurait assis sur le trône, s'il n'avait été inébranlable dans la détermination de tout quitter pour se donner à Dieu.
Il ne prit de la succession ouverte que le nécessaire pour construire et doter un couvent qu'il habita avec soixante hommes de bien. Ils y prirent l'habit religieux. Perreux approfondit la science de la religion, et alla en Irlande donner vingt ans à l'étude de l'Ecriture sainte.

II. Il vint alors fonder une autre communauté, près de l'embouchure de la Saverne, et y attira une multitude de disciples. L'endroit qu'il choisit se nomme Padstow.
trente ans après, il visita Rome et Jérusalem, poussa jusqu'aux Indes ; et là, sept ans dans une île déserte, il mena une vie austère et toute contemplative.

III. Il revint enfin dans son second monastère, où le roi Tendur le persécuta cruellement. On prétend que Perreux fut plusieurs années ermite dans la Cornouaille gallicane. Il mourut très-âgé, au sixième siècle.

Vies des bienheureux et des saints de Bretagne par M. de Garaby (1839) - Saint-Brieuc

Saint Pérec est appelé aussi Perreux, Perreu, Pezrec, Pezdrec ou Spezed (rapprocher cette dernière forme de Spézet, paroisse du canton de Châteauneuf-du-Faou).

II. Saint Pérec était fils d'un petit roi de la Cornouaille insulaire. Il fut pieusement élevé et instruit par des maîtres savants et chrétiens. A la mort du prince son père, dont il était le fils aîné, Pérec refusa les honneurs du trône et laissa cette charge à l'un de ses frères. Pour lui, il s'occupa de la construction d'un couvent dont il devint le supérieur et il y prit l'habit religieux avec soixante disciples.

III . Trente ans après, il se rendit à Rome et fit plus tard un pèlerinage aux Lieux-Saints. De retour au pays de Galles, il n'y séjourna pas longtemps et vint chercher, en Armorique, au diocèse de Cornouaille, une retraite ignorée, conforme à ses goûts d'humilité chrétienne. Il y vécut plusieurs années, au sein d'une sombre forêt, au milieu des animaux sauvages. Aussi, au-dessus du portail du clocher [de Lopérec], sa statue le représente-elle vêtu du costume monastique, portant la crosse abbatiale, caressant un animal apprivoisé, dressé sur ses pattes de derrière et relevant la tête vers le Saint.

IV . Saint Pérec qui mourut très âgé, vers l'an 600, a été choisi pour patron par plusieurs paroisses en Bretagne. Ses reliques sont vénérées dans l'église de Saint-Méen, au diocèse de Rennes.
En 1875, sur la demande de M. le vicaire général Fléiter, alors recteur de Lopérec, sa grandeur Mgr Godefroy de Saint Marc, archevêque de Rennes, voulut bien accorder à la paroisse de Lopérec, où avait vécu son saint patron, une partie de ses reliques. Elles sont depuis portées en procession le jour du pardon qui a lieu le dernier dimanche de juillet.

Le Finistère pittoresque par Guillaume Toscer (1908) - Brest

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