SAINTE URIELLE ET SAINTE ONNEN
Surs de saint Judicaël, le 1er octobre
Elles étaient filles de Hoël III, roi de l'Armorique, qui, marié vers 590, à Pritelle, en eut seize garçons et six filles. Cette nombreuse postérité profita si bien de la bonne éducation qu'elle reçut, que René Benoît assure, dans la vie de sainte Josse, qu'elle fut toute sainte.
II. L'aîné des enfants
du roi fut Judicaël, que le peuple appelle Gicquel ; le deuxième,
Judoc ou Josse ; le troisième, Winoc ; le quatrième, Eoc ; le
cinquième, Eumaël ; le sixième, Doetval ; le septième,
Gozel ou Gladran ou Salomon ; le huitième, Largel ; le neuvième,
Ruivas ; le dixième, Riguald ; le onzième, Judgoseth ; le douzième
Halon ; le treizième, Ludon ; le quatorzième, Guinmaël, qui,
dit-on, fut lépreux ; le quinzième, Guenae ; le seizième
Juthaël, qui naquit après la mort de son père. Quant à
Guennoc, il peut être le même que saint Winoc. Quelques-uns disent
que Morchaël était fils de Hoël ; mais on n'en trouve pas de
preuve.
Les filles du monarque bretons furent sainte Eurielle, Urielle ou Curielle,
sainte Onnen ; Bredai, Guen, Cléor et Prust.
C'est peut-être Guinmaël ou son frère Guenae, qui est cité
parmi les saints, le onze de ce mois.
III . Les deux saintes princesses furent si détachées de tout ce qui séduit les âmes vulgaires, qu'elles travaillèrent constamment à mériter le ciel. Sainte Urielle est patronne d'une paroisse de son nom.
Vies des bienheureux et des saints de Bretagne par M. de Garaby (1839) - Saint-Brieuc
note
: Urielle s'écrit aussi Eurielle et,
en breton Uriel.
Onnen
s'écrit Onenn en breton actuel.
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